Mis à jour le 14 juin 2012 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
Une association de protection de l'environnement possède des facultés particulières pour engager des procédures devant la justice.
Elle occupe également un rang privilégié parmi les acteurs amenés à participer aux débats publics et aux consultations ministérielles sur les questions d'écologie et de développement durable.
Pour être reconnue comme telle, une association doit disposer d'un agrément spécifique.
Une association de protection de l'environnement possède la faculté particulière de pouvoir engager des recours devant les juridictions administratives (tribunal administratif, cour administrative d'appel ou Conseil d'État).
Elle peut user de cette faculté dès qu'elle estime qu'une décision publique porte une atteinte dommageable à la nature ou à l'environnement.
Elle peut agir au moyen de référés.
Une association de protection de l'environnement peut également porter plainte contre les auteurs d'infractions en rapport avec des dispositions législatives relatives :
à la protection de l'eau, de l'air, des sols des sites et paysages, des espèces animales ou végétales, l'urbanisation,
ou à la lutte contre les pollutions, les nuisances, la sûreté nucléaire,
ou à des pratiques commerciales ou des publicités trompeuses.
Elle peut également se constituer partie civile du procès engagé à la suite de sa plainte, si l'infraction porte un préjudice aux intérêts collectifs que l’association défend.
L'association de protection de l'environnement peut agir en réparation pour le compte de personnes ayant subi un préjudice individuel en matière d’environnement si elle a été mandatée pour ce faire.
L'association de protection de l'environnement est invitée à prendre part à tous les débats publics officiels touchant à l'environnement.
Elle prend part aux instances consultatives locales ou nationales concernées par l'écologie et le développement durable.
Elle est souvent sollicitée pour :
les projets de plans locaux d'urbanisme (PLU),
les plans locaux de prévention des risques majeurs (inondations, catastrophes naturelles et industrielles, etc.)
les réunions de comités locaux d'information (Cli), dans les territoires proches de centrales nucléaires,
les consultations préalables à la construction de grands aménagements ou infrastructures, organisées par la commission nationale du débat public (CNDP).
L'association qui demande à être reconnue comme association de protection de l'environnement doit :
avoir déposé sa déclaration d'existence à la préfecture depuis au moins 3 ans,
avoir pour objet inscrit dans ses statuts la protection de l'environnement (soit en général, soit dans un domaine particulier),
exercer effectivement, et à titre principal, des activités consacrées à la protection de l'environnement.
L'association doit en outre remplir les conditions communes à toutes les associations réclamant un agrément ministériel .
La demande d'agrément se forme sans formulaire, par lettre rédigée librement, accompagnée d'une note de présentation de l'association et de diverses pièces justificatives.
L'association doit mentionner le cadre géographique pour lequel elle demande l'agrément (de départemental à national).
Le dossier est déposé dans tous les cas à la préfecture de département, dans tous les cas (même si l'agrément est demandé pour un niveau régional ou national).
Le dossier peut aussi être transmis par courrier avec demande d'avis de réception.
L'examen de la demande et la notification de la décision s'effectuent dans un délai maximal de 6 mois, relances et demandes de pièces ou d'informations complémentaires comprises.
Passé ce délai, l'absence de notification de la décision vaut refus de la demande.
En cas de décision négative, l'association peut demander son annulation en déposant une requête devant :
le tribunal administratif de Paris, si le cadre géographique mentionné dans la demande d'agrément rejetée est national ou comporte plusieurs régions,
le tribunal administratif compétent au regard de la préfecture ayant rejeté la demande dans les autres cas.
Les procédures sont gratuites.
L’association agréée adresse chaque année à l’autorité qui a accordé l’agrément les rapports moral et financier, tels qu’approuvés par son assemblée générale annuelle.
Diverses pièces peuvent être également demandées par la préfecture
En cas de dissolution , si l'association possède des terrains non bâtis acquis pour la moitié ou plus grâce à des crédits publics, ceux-ci doivent devenir la propriété d'un établissement public ou d'une collectivité locale.
Les associations agréées avant le 31 décembre 1989 doivent demander leur renouvellement au plus tard le 31 décembre 2012.
L'agrément est accordé pour une durée limitée :
|
Date de délivrance |
Validité |
|---|---|
|
Avant le 31 décembre 1989 |
Jusqu'au 31 décembre 2012 |
|
Entre le 1er janvier 1990 et le 13 juillet 2011 |
Jusqu'au 31 décembre 2013 |
|
Après le 14 juillet 2011 |
5 ans jour pour jour |
Au plus tard 6 mois avant la date limite, l'association doit constituer un dossier de demande de renouvellement, semblable à celui déposé pour la première demande, si elle veut continuer à bénéficier de l'agrément.
Lorsqu'une association de protection de l'environnement agréée ne satisfait aux conditions pour être agréée, son agrément lui est retiré avant son terme, après dialogue entre l'association et l'autorité administrative concernée.
Page réalisée en partenariat avec www.service-public.fr