Mis à jour le 8 décembre 2011 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
Un demandeur d'asile en France peut, dans des cas limités, être autorisé à travailler durant l'examen de sa demande.
Il doit avoir sollicité et obtenu auparavant une autorisation provisoire de travail, sur présentation d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail.
Cette autorisation de travail de courte durée peut être éventuellement renouvelée.
Il s'agit de l'étranger :
titulaire d'un récépissé constatant le dépôt d'une demande d'asile,
et dont la demande est en cours devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ou, en cas de recours, devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).
À noter : l'étranger, entré en France muni d'un visa de long séjour délivré au titre de l'asile, n'est pas concerné. Il reçoit un récépissé valable 6 mois qui l'autorise à exercer la profession de son choix.
L'étranger qui a demandé l'asile auprès de l'Ofpra n'a normalement pas le droit de travailler.
Cependant, il peut y être autorisé si l'Office n'a pas statué dans le délai d'1 an suivant l'enregistrement de sa demande. Dans ce cas, il peut déposer une demande d'autorisation de travail.
Celle-ci est instruite selon les règles qui s'appliquent à l'ensemble des travailleurs étrangers en France.
En particulier, la situation de l'emploi est opposable au demandeur.
Le demandeur d'asile, qui a formé un recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile contre la décision de rejet de sa demande par l'Ofpra, peut déposer une demande d'autorisation de travail.
Il doit être en possession d'un récépissé de demande d'asile renouvelé.
La demande est aussi examinée dans les mêmes conditions que celles applicables à l'ensemble des travailleurs étrangers.
Si la demande d'autorisation de travail intervient à l'occasion de la demande de renouvellement du récépissé, elle peut être directement déposée par l'étranger auprès de la préfecture de son domicile.
Une promesse d'embauche ou un contrat de travail doit accompagner la demande.
Si la proposition de contrat de travail intervient en cours de validité du récépissé, la demande d'autorisation de travail doit être déposée par le futur employeur. Il doit s'adresser à l'unité territoriale compétente de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE).
La durée de l'autorisation de travail ne peut pas dépasser la durée du récépissé du demandeur, qui est de 3 mois.
L'autorisation de travail est renouvelable jusqu'à la décision de l'Ofpra et, éventuellement, de la CNDA.
L'administration peut refuser une autorisation de travail à un étranger, si elle estime que le niveau de chômage est trop important.
Le refus doit être motivé par des données statistiques précises et se limiter au seul emploi demandé.
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