Mis à jour le 8 septembre 2011 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
L'étranger non-européen, qui demande un visa de court séjour (de 3 mois maximum) pour entrer dans l'espace Schengen ou un visa de long séjour (plus de 3 mois) pour la France, peut se le voir refuser.
Dans certains cas, ce refus doit être motivé.
Par ailleurs, même une fois entré en France, l'étranger peut faire l'objet d'une décision d'abrogation de son visa.
Il existe des recours contre ces décisions de refus.
Suivant le visa demandé (de transit, de court séjour ou de long séjour) et la catégorie à laquelle appartient le demandeur, l'autorité consulaire doit ou pas motiver son refus de visa.
Le refus d'une demande de visa de long séjour pour la France n'a pas en principe à être motivé, sauf exceptions pour certaines catégories d'étrangers.
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Type de visa |
Catégories de demandeur |
Motivation obligatoire du refus ? |
|---|---|---|
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Visa de transit ou de court séjour Schengen |
Toutes |
Oui (depuis le 5 avril 2011, au moyen d'un formulaire type) |
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Visa de long séjour |
Famille de Français :
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Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Enfant mineur ayant fait l'objet à l'étranger d'une décision d'adoption plénière au profit de personnes titulaires d'un agrément pour adoption des autorités françaises |
Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Bénéficiaire d'une autorisation de regroupement familial |
Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Travailleur autorisé à exercer une activité salariée en France |
Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Personne signalée au fin de non admission au système d'information Schengen |
Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Étrangers suivants pouvant prétendre à une carte de résident de 10 ans de plein droit :
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Oui (sauf considérations liées à la sûreté de l'État) |
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Visa de long séjour |
Autres catégories (étudiant, visiteur...) |
Non |
L'étranger, qui fait l'objet d'un refus de visa, peut saisir la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRV).
Ce recours est obligatoire avant tout recours devant le juge administratif.
Il doit être impérativement formé dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision expresse de refus ou du refus implicite. Un refus implicite nait lorsque l'administration ne répond pas dans les 2 mois à compter du dépôt de la demande, sauf exceptions.
Le recours doit être motivé, rédigé en français et signé.
La Commission peut être saisie par l'étranger lui-même ou par son avocat ou par toute personne qui justifie d'un intérêt pour contester la décision de refus de visa (par exemple, membre de la famille).
La Commission peut soit rejeter le recours, soit recommander au ministre des affaires étrangères et au ministre de l'intérieur d'accorder le visa demandé.
Si la Commission rejette le recours, ou si les ministres confirment le refus de visa malgré l'avis favorable de la Commission, l'étranger peut former, dans les 2 mois, un recours en annulation. Ce recours doit être déposé auprès du tribunal administratif de Nantes.
À noter : le président de la Commission de recours contre les refus de visa peut rejeter seul les recours déposés devant la Commission manifestement irrecevables ou mal fondés.
Le visa de court séjour Schengen ou le visa de long séjour valant titre de séjour peut être abrogé par le préfet pour certains motifs.
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Catégorie de visa |
Motifs d'abrogation |
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Visa de court séjour Schengen |
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Visa de long séjour valant titre de séjour |
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Le préfet compétent pour prendre la décision d'abrogation est celui où séjourne l'étranger ou celui où l'étranger a été contrôlé.
La décision d'abrogation du visa de court séjour Schengen doit être communiquée, avec ses motifs, au moyen d'un formulaire type.
L'étranger concerné peut former contre la décision d'abrogation un recours gracieux auprès du préfet ou/et un recours hiérarchique auprès du ministre de l'intérieur. Il peut aussi saisir le juge administratif d'un recours en annulation :
si ces recours administratifs n'ont pas abouti,
ou directement sans passer par ces recours administratifs.
Commission chargée d'examiner les recours formés par les étrangers contre les refus de visa d'entrée en France, qui peut être contactée uniquement par courrier
11, rue de la Maison-Blanche
BP 83609
44036 Nantes cedex 01
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