Mis à jour le 17 janvier 2012 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
Le mineur étranger présent en France n'a pas à détenir de titre de séjour.
Toutefois, à partir de ses 16 ans, s'il souhaite travailler, suivre un stage professionnel ou s'inscrire auprès de Pôle emploi, il peut lui en être délivré un sur sa demande.
Suivant sa situation privée et familiale en France, la préfecture peut ou non lui accorder le titre.
À compter de ses 18 ans, l'étranger doit demander un titre de séjour pour demeurer régulièrement en France.
Dans certaines situations légales, la préfecture a compétence liée, sauf menace à l'ordre public, pour délivrer un titre de séjour au demandeur de plus de 16 ans. Elle ne dispose pas du choix de sa décision.
C'est le cas notamment pour certains motifs de délivrance :
de la carte de séjour temporaire d'1 an mention (par exemple : enfant entré avant l'âge de 13 ans en France et qui y réside depuis avec un de ses parents),
et de la carte de résident de 10 ans (enfant de Français sous conditions, enfant de réfugié...).
Ces 2 cartes autorisent automatiquement à travailler.
Dans d'autres situations, la préfecture dispose d'un pouvoir d'appréciation pour décider s'il convient de délivrer ou non le titre de séjour au demandeur de plus de 16 ans.
C'est le cas principalement pour :
et la carte de résident de 10 ans délivrée après une durée de séjour régulier en France (enfant entré par regroupement familial, sauf exceptions pour certaines nationalités).
Le jeune étranger, qui demande une carte de séjour temporaire salarié ou travailleur temporaire, doit d'abord rechercher un employeur et avoir été autorisé à travailler.
Tout étranger âgé de plus de 18 ans doit demander un titre de séjour en préfecture s'il souhaite demeurer légalement en France.
Le mineur qui séjourne déjà en France doit déposer sa demande :
au plus tard avant ses 19 ans s'il peut obtenir automatiquement un titre de séjour (s'il remplit toutes les conditions légales),
ou 2 mois suivant ses 18 ans dans les autres cas de délivrance.
Il s'agit des mineurs :
entrés en France par la procédure du regroupement familial,
qui justifient avoir résidé habituellement en France avec au moins un de leurs parents (père ou mère) depuis l'âge de 13 ans au plus,
qui ont été confiés, depuis leurs 16 ans au plus, au service de l'aide sociale à l'enfance, sous certaines conditions,
dont l'un des parents est titulaire de la carte de séjour "compétences et talents", "scientifique-chercheur", "salarié en mission" ou "carte bleue européenne", sous certaines conditions,
nés en France qui justifient y avoir résidé pendant au moins 8 ans de façon continue et suivi, après l'âge de 10 ans, une scolarité d'au moins 5 ans dans un établissement scolaire français,
dont l'un des parents a été admis au séjour en France en sa qualité de "résident de longue durée-CE" dans un autre pays de l'Union européenne, sous certaines conditions,
dont l'un des parents a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire,
dont l'un des parents a obtenu le statut d'apatride,
d'un Français à condition d'être entrés en France sous visa de long séjour,
ayants droit d'un parent bénéficiaire d'une rente de décès pour accident de travail ou maladie professionnelle versée par un organisme français,
qui ont obtenu le statut de réfugié ou dont l'un des parents a obtenu le statut de réfugié,
qui remplissent les conditions d'acquisition de la nationalité française en raison de leur naissance et de leur résidence en France.
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