Mis à jour le 21 décembre 2011 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
L'étranger non-européen, qui souhaite occuper un emploi salarié en France, doit détenir une autorisation de travail. À défaut, il ne peut pas être embauché.
L'autorisation de travail peut prendre la forme soit d'un visa ou d'un titre de séjour qui autorise à travailler, soit d'un document distinct du document de séjour.
Certains contrats de travail ne permettent pas la délivrance de cette autorisation.
Des sanctions sont prévues en cas d'emploi d'un travailleur illégal.
Il s'agit de l'étranger non européen, qu'il soit primo-arrivant ou déjà installé en France, souhaitant exercer une activité salariée en France.
Peu importe la nature de son contrat de travail (privé ou public) et sa durée.
Le salarié non-européen détaché sous certaines conditions en France, travaillant pour un prestataire de services européen. L'étranger concerné doit être titulaire d'une autorisation de travail délivrée par le pays où est établi son employeur, et valable pour l'emploi qu'il va occuper en France.
Les citoyens européens, suisses, de Monaco, d'Andorre et de San Marin qui peuvent librement travailler en France, à l'exception des Bulgares et Roumains encore soumis à autorisation de travail.
Il existe plusieurs catégories d'autorisations de travail : les visas de long séjour valant titre de séjour, certains titres et documents provisoires de séjour et l'autorisation provisoire de travail.
Certains visas de long séjour et titres de séjour valent automatiquement, dès leur remise, autorisation de travail. Ils sont délivrés sans saisine préalable du service de main d'œuvre étrangère des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte).
Il s'agit :
du visa de long séjour valant titre de séjour ou de la carte de séjour temporaire "étudiant " dans la limite de 60 % de la durée annuelle du travail,
du visa de long séjour ou de la carte de séjour temporaire ou du certificat de résidence pour Algérien "scientifique-chercheur", dans le cadre du projet de recherches ou d'enseignement de son titulaire,
du visa de long séjour ou de la carte de séjour temporaire "vie privée et familiale " ou du certificat de résidence pour Algérien "vie privée et familiale",
de la carte de séjour "compétences et talents" dans le cadre du projet défini par l'étranger,
la carte de résident ou de "résident de longue durée - CE " ou du certificat de résidence pour Algérien de 10 ans.
Un certain nombre de visas de long séjour valant titre de séjour et de cartes de séjour ne sont remis qu'après examen de la situation de l'emploi en France et accord du service de main d'oeuvre étrangère des Direccte sur la demande d'autorisation de travail formulée par l'employeur.
Une fois visés par ces services, ces visas ou titres de séjour valent autorisation de travail.
Il s'agit :
du visa de long séjour valant titre de séjour "salarié" accompagné du contrat de travail visé par la Direccte ou de la carte de séjour temporaire ou du certificat de résidence pour Algérien "salarié",
du visa de long séjour valant titre de séjour "travailleur temporaire" accompagné du contrat de travail visé par la Direccte ou de la carte de séjour temporaire ou du certificat de résidence pour Algérien "travailleur temporaire",
de la carte de séjour temporaire ou du certificat de résidence pour Algérien "profession artistique et culturelle" délivré à l'artiste salarié,
de la carte de séjour temporaire "salarié en mission",
de la carte de séjour temporaire "carte bleue européenne".
À noter : dans l'attente de la remise du titre de séjour par la préfecture, le contrat de travail ou la demande d'autorisation de travail visé par la Direccte permet à son titulaire de travailler.
L'étranger bénéficiaire d'un des 2 documents provisoires de séjour suivants peut travailler :
récépissé de première demande ou de demande de renouvellement d'un titre de séjour autorisant à travailler,
ou autorisation provisoire de séjour remise au jeune diplômé titulaire d'un master.
L'étranger, qui n'est pas titulaire d'un visa, titre ou document visé ci-dessus, peut recevoir une autorisation provisoire de travail (APT) d'une durée maximum de 12 mois renouvelables.
Cette autorisation est remise au travailleur qui doit exercer, chez un employeur déterminé, une activité qui présente un caractère temporaire.
Cette autorisation concerne généralement les étrangers titulaires :
d'un contrat de travail inférieur à 3 mois (par exemple mannequins ou artistes sous visa de court séjour),
ou d'une autorisation provisoire de séjour (par exemple, cas de certains demandeurs d'asile),
ou qui travaillent en France mais n'y résident pas (frontaliers notamment).
Certains contrats de travail ne permettent pas, sauf exception, la délivrance de l'autorisation de travailler par la Direccte (par exemple carte de séjour "salarié" ou "compétences et talents") ou d'un titre de séjour "étudiant".
Il s'agit des contrats suivants :
d'apprentissage,
uniques d'insertion,
d'insertion par l'activité économique,
d'insertion dans la vie sociale,
de professionnalisation.
Il est interdit à tout particulier ou toute personne morale (entreprise, association...) d'embaucher ou de conserver un travailleur étranger dépourvu d'autorisation de travail.
L’employeur doit vérifier le titre autorisant l'étranger à travailler en France auprès de la préfecture du lieu d'embauche (sauf si l'étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi).
L'emploi irrégulier d'un travailleur étranger est un délit passible de lourdes sanctions pénales (peine de prison, amendes et peines complémentaires comme l'interdiction d'exercer ou l'exclusion des marchés publics pour 5 ans maximum).
3939 (coût : 0,06 EUR la minute en moyenne)
Du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.
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