Mis à jour le 31 janvier 2012 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
Les professionnels qui souhaitent vendre des objets mobiliers usagés (brocanteurs, antiquaires, exploitant de dépôt-vente, etc.) sont tenus de respecter une réglementation, qui comprend des conditions pour exercer cette activité (immatriculation et déclaration préalable) et l'obligation de tenir un registre.
La réglementation spécifique à la vente d'objets usagés s'applique aux personnes physiques ou morales qui vendent ou échangent des objets mobiliers usagés ou acquis à des personnes autres que celles qui les fabriquent ou en font commerce.
Ces objets de seconde main peuvent être des vêtements, des meubles, des voitures, des bijoux, etc.
Les brocanteurs, antiquaires et exploitants de dépôt-vente sont tenus d'effectuer une immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) sous le statut :
d'entrepreneur individuel,
d'auto-entrepreneur (en-deçà d'un plafond de chiffre d'affaires)
ou de société commerciale.
L'immatriculation doit être effectuée auprès du centre de formalités des entreprises (CFE).
Les vendeurs d'objets mobiliers usagés doivent faire une déclaration préalable à la préfecture ou la sous-préfecture du lieu d'installation de leur entreprise (préfecture de police pour Paris).
Cette déclaration doit indiquer : le nom, date et lieu de naissance du professionnel, sa nationalité, le lieu d'installation de son établissement, un extrait d'immatriculation au RCS ou le récépissé du CFE pour les auto-entrepreneurs.
En cas de de changement du lieu de l'établissement principal ou secondaire, le professionnel est tenu de faire une déclaration au commissariat de police ou à la mairie du lieu quitté et de la commune où il va s'installer.
La tenue d'un registre de police, appelé registre de brocante, est obligatoire pour chaque établissement.
Avant son ouverture, il doit être paraphé par le commissaire de police ou le maire de la commune où est installée l'activité (pour un commerce ambulant, il peut s'agir d'un commissaire ou d'un maire d'une autre ville).
Le registre doit indiquer à l'encre indélébile, sans blanc, ni rature, ni abréviation, sur des feuilles inamovibles :
la description et la provenance des objets destinés à être vendus ou échangés : caractéristiques apparentes et signes permettant de les identifier (signature, monogramme, emblème, numéro de série, etc.),
les nom, prénoms, qualité et domicile de chaque personne qui a vendu, apporté à l'échange ou remis en dépôt en vue de la vente un objet, et la nature, le numéro et la date de délivrance de la pièce d'identité de la personne qui a réalisé l'opération avec l'indication de l'autorité ayant délivré cette pièce,
la dénomination pour les personnes morales et le siège, les nom, prénoms, qualité et domicile de son représentant ayant effectué l'opération pour son compte, avec les références de la pièce d'identité produite,
le numéro d'ordre attribué à chaque objet,
le prix d'achat et le mode de règlement (en cas d'échange, d'acquisition à titre gratuit ou de dépôt-vente, une estimation de la valeur vénale de chaque objet ou lot),
l'indication du classement ou de l'inscription de l'objet à l'inventaire des monuments historiques (si le vendeur en a connaissance).
Les objets dont la valeur unitaire ne dépasse pas 60,98 € et qui n'ont pas un intérêt artistique ou historique peuvent faire l'objet d'une description et d'un numéro d'ordre communs.
Une fois clos, le registre doit être conservé pendant 5 ans.
Si le registre n'est pas tenu, le vendeur d'objets usagés encourent 6 mois d'emprisonnement et 30.000 € d'amende.
À savoir : si le vendeur détient des objets en métaux précieux d'occasion, le registre de brocante peut tenir lieu de livre de police qui est obligatoire pour le commerce d'objets en or, argent et platine.
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