Mis à jour le 21 mai 2012 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
La plainte avec constitution de partie civile diffère de la plainte simple en ce qu'elle permet de demander au juge d'instruction de déclencher des poursuites pénales (au lieu de le demander au procureur de la République).
Elle permet aussi d'être associée au déroulement de l'instruction (s'il y en a une).
Elle permet enfin de défendre ses intérêts civils auprès du juge pénal (demande de dommages-intérêts ou de réparation du préjudice).
La démarche est ouverte à toute personne lésée par le crime.
La démarche est ouverte à toute personne lésée par l'infraction.
Il faut remplir les 2 conditions cumulatives suivantes :
avoir déjà déposé une plainte simple,
et posséder un courrier du procureur de la République informant de son refus d'engager des poursuites.
À noter : au terme d'un délai de 3 mois après le dépôt de plainte, si aucune poursuite n'a été engagée par le procureur de la République, la production d'un courrier de sa part informant du classement sans suite cesse d'être une condition préalable.
Le dépôt de plainte avec constitution de partie civile se fait par courrier , daté et signé, dans lequel figurent :
une déclaration indiquant clairement la volonté de la victime de se constituer partie civile,
la demande de dommages-intérêts ,
l'adresse, en France, où contacter le demandeur.
Le courrier est adressé au juge d'instruction du tribunal de grande instance du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
Les délais sont les mêmes que pour le dépôt de plainte simple, à savoir :
1 an pour les contraventions,
3 ans pour les délits (vols, coups et blessures, escroquerie),
10 ans pour les crimes.
À l'expiration du délai, la victime ne peut demander réparation de son préjudice que devant une juridiction civile, sous réserve que l'action devant celle-ci ne soit pas elle-même prescrite (par un délai de 5 ans, sauf cas particuliers).
Le juge d'instruction peut demander au plaignant de verser une somme d'argent, dont il fixe le montant, en garantie du paiement d'une éventuelle amende, qui serait prononcée dans le cas où la constitution de partie civile s'avérerait abusive ou dilatoire (c'est-à-dire ayant eu pour but de retarder le jugement).
La somme versée est appelée consignation.
Elle est restituée si l'enquête judiciaire confirme la bonne foi de l'auteur de la plainte.
La plainte est ensuite transmise par le juge d'instruction au procureur de la République qui peut, après avoir entendu ou non le plaignant :
ou demander au juge d'instruction de ne pas prendre en compte la plainte,
ou demander des mesures d'instruction.
Le juge d'instruction décide de suivre ou non les réquisitions du procureur de la République.
Il prend toutes les mesures qu'il juge utiles, en tenant les plaignants informés, voire en les associant.
Il peut aussi rendre :
une ordonnance de refus d'informer (si les faits relatés dans la plainte n'ont pas à être sanctionnés dans le cadre pénal),
ou une ordonnance de non-lieu (s'il est manifeste que les faits relatés dans la plainte n'ont pas été commis).
Attention : si le juge d'instruction décide de ne pas poursuivre, les personnes visées par la plainte peuvent poursuivre le plaignant pour dénonciation calomnieuse et demander le versement de dommages-intérêts.
Comme partie civile, il est impossible de faire appel des ordonnances du juge d'instruction relatives :
à une détention provisoire,
ou à un contrôle judiciaire.
Il est par contre possible de faire appel contre :
les ordonnances de refus d'informer,
les ordonnances de non-lieu,
les ordonnances faisant grief à ses intérêts civils.
La déclaration d'appel doit être faite auprès du greffier du juge qui a rendu l'ordonnance, dans les 10 jours suivant la notification de l'ordonnance contestée.
Écoute, informe et conseille les victimes d'infractions (agressions, vols, escroqueries, accidents de la route), ainsi que leurs proches.
08 842 846 37 depuis la France métropolitaine
00 33 1 41 83 42 08 depuis l'outre-mer ou l'étranger
(coût d'un appel local depuis un poste fixe)
7 jours sur 7 de 9h à 21h.
Accès au formulaire de contact sur le site de l'institut national d'aide aux victimes et de médiation (Inavem). Le demandeur peut indiquer s'il souhaite être recontacté par courriel ou par téléphone.
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