L'Assemblée nationale adopte une carte à 13 régions

Réforme territoriale © Jérôme Rommé - Fotolia.com
25 novembre 2014

L'Assemblée Nationale a adopté le 25 novembre 2014, en seconde lecture, la nouvelle carte à 13 régions, qui comprend notamment la fusion des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, ainsi que celle du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Cette nouvelle carte fait passer le nombre de régions en métropole de 22 à 13.


Bernard Cazeneuve : "Il n'existe pas de carte idéale mais nous avons eu l'audace de faire (une carte) tout en étant ouverts à ce qu'on la modifie."

Cette nouvelle carte acte le rattachement des régions :

  • Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine,
  • Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes,
  • Auvergne et Rhône-Alpes,
  • Bourgogne et Franche Comté,
  • Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées,
  • Nord-Pas-de-Calais et Picardie,
  • Basse-Normandie et Haute-Normandie,

6 régions restent inchangées :

  • Bretagne,
  • Corse,
  • Centre,
  • Île-de-France,
  • Pays de la Loire,
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Quels enjeux pour ces 13 nouvelles régions

Acteurs clés du redressement économique du pays, les régions seront renforcées en passant de 22 à 13. Cette nouvelle carte territoriale "prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus et sera soumise au débat parlementaire", a expliqué le chef de l’État dans sa tribune.

A terme, les régions françaises seront de taille équivalente aux autres régions européennes et seront ainsi "capables de bâtir des stratégies territoriales", a précisé François Hollande. A ce titre, elles disposeront de compétences stratégiques élargies et d’outils pour accompagner la croissance des entreprises.

Demain, les régions seront "la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures", a-t-il détaillé. Et d’ajouter : "elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus".


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