La protection du patrimoine économique

1 juillet 2015

La DGSI contribue à la préservation de la souveraineté économique, scientifique et technologique de la nation par son action de contre-ingérence économique. Cette mission, qui revêt un caractère préventif et occasionnellement répressif, inscrit dans son champ l’ensemble du spectre des acteurs du domaine, y compris financiers ou du secteur tertiaire, et participe à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive.


Protection de l’entreprise et du monde scientifique français

Cette action s’inscrit dans le cadre de la politique publique d’Intelligence Economique telle que définie par la Délégation interministérielle à l’intelligence économique au niveau national et pilotée par les préfets de Région au plan territorial.

Captations de savoir-faire et de technologie, atteintes à l’image, prédations financières, actes de malveillance, débauchages stratégiques, détournements de clientèle, sont autant de menaces qui pèsent sur les acteurs économiques français, qu’il convient de prévenir, parfois de réprimer par des actions judiciaires, mais aussi de cartographier au travers d’un outil statistique et d’analyse.

La prévention touche près de 10000 acteurs de toutes tailles du monde économique et scientifique, objets d’un suivi. La gamme de prestations, très large, combine travail de contact et de sensibilisation, conférences (environ 1400 conférences pour plus de 70 000 personnes en 2014), évaluations du niveau de sûreté, habilitation au secret de la défense nationale des personnes physiques et morales…

Lutte contre la prolifération des armes de destruction massive

Placée au rang de priorité nationale par les autorités gouvernementales, la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive s’intègre également par essence à la protection économique. Elle vise à prévenir et neutraliser les activités de pays proliférants sur le territoire national, en particulier l’acquisition de biens à double usage ou de connaissances, savoir-faire ou technologies, utiles à leur programme d’arme de destruction massive.

Cette action s’appuie là aussi sur un important travail de sensibilisation des acteurs industriels et scientifiques français mais comporte également un volet répressif.