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Le département de l'Aube est situé dans le quart nord-est de la France, à l'est/sud-est du bassin parisien dont il fait intégralement partie. Troyes, son chef lieu, est à 160 km de Paris, à 2 h par la route et 1 h 30 par la voie ferrée.
Le département présente un relief peu accentué de plaines et de plateaux disposés en auréole dont le centre serait Paris.
De l'est à l'ouest, on rencontre trois grandes régions naturelles :
- le Barrois, un plateau caillouteux et karstique, accueille notamment un vignoble AOC "vins de Champagne" en coteaux ;
- la Champagne humide : ses sols imperméables sont propices à la forêt et à l'élevage ; des grands barrages y ont été créés pour réguler le cours de la Seine ;
- la Champagne crayeuse qui constitue la majorité du département est particulièrement favorable aux cultures végétales et en particulier aux céréales.
Aucune limite naturelle ne cerne le département, lequel est structuré par les vallées de la Seine et de l'Aube le long desquelles est historiquement installée, non sans risque en terme d'inondation, la majorité de sa population et de ses activités économiques.
Département avant tout rural puisque les terres cultivées représentent 63 % de la surface du département, l'Aube réunit des grandes cultures (céréales (8ème producteur national), betteraves (7ème)) au nord du département et une viticulture forte (Champagne essentiellement) au sud-est. Depuis plusieurs années, une diversification est amorcée avec le développement des cultures légumières (pommes de terre (7ème), carottes, etc.). Les activités agro-industrielles (424 établissements) sont très présentes, autour de gros secteurs (sucrerie-distillerie ; vinification ; transformation légumière), avec quelques activités très spécialisées (Choucrouterie Laurent ; Chanvrière de l'Aube). Le 1er négociant européen de céréales, SOUFFLET, a son siège à Nogent sur Seine. L'activité forestière et le travail du bois sont également bien implantés, alors que l'élevage est quasiment absent.
L'industrie départementale (30% de la population active) est marquée par le déclin du textile (bonneterie), mono-industrie traditionnelle (7 100 emplois), et par le développement de la métallurgie, devenu le premier secteur d'activités en nombre d'emplois (9 000 environ). Le département a cependant perdu 7 % de ses effectifs industriels entre 1997 et 2001. Un mouvement de diversification industrielle est amorcé, avec notamment un pôle emballage-conditionnement important ou des implantations récentes d'entreprises de traitement des déchets, qui complètent le dispositif public en développement (centre ANDRA et futur centre TFA (déchets à très faible activité), futur site SECOIA à Mailly le Camp).
Une lente tertiarisation du département (57 % des emplois) est également en cours mais n'est pas parvenue à compenser le retard accumulé par rapport à la situation française. Elle passe notamment par le développement de l'enseignement supérieur (Université de Technologie de Troyes notamment) et d'activités nouvelles (centres d'appels, logistique). On peut noter également, depuis plus de 10 ans dans l'agglomération troyenne, le développement des magasins d'usine et de négoce (84 000 m_ , 1 100 emplois et 240 M€ de chiffres d'affaires cumulés en 2001) et du tourisme commercial correspondant (2 millions de visiteurs ; retombées économiques indirectes estimées à 26,5 M€ en 1999).
Géographiquement, l'essentiel des activités économiques se concentre dans l'agglomération troyenne (40 % de la population départementale), alors que Romilly sur Seine, deuxième ville du département avec 15 000 habitants, connaît un long déclin de son industrie. Trois zones d'activités devraient se développer et constituer des pôles de croissance pour le département (Parc Ouest (existant) et Parc Sud (émergeant) de l'agglomération troyenne ; Europort de Vatry à l'extrême sud de la Marne, au nord du département).
Un réseau de centre-bourgs en zone rurale irrigue le département en commerces et services mais souffrent de leur petite taille et, pour la plupart, de leur éloignement des grands axes de communication. Ils constituent en outre des pôles industriels secondaires constitués de plusieurs PMI (Arcis sur Aube, Nogent sur Seine, Brienne le Château…) ou parfois autour d'une seule entreprise (Bayel, Fontaine les Grès…).
Le département de l'Aube a profité de 1998 à 2000 de l'amélioration de la conjoncture, le taux de chômage passant de 11,6 % à 9,2 %, entre décembre 1998 et décembre 2000, avant de connaître à nouveau des difficultés depuis la fin 2001. Le taux de chômage est remonté à 10 %.
Toujours marqué par son histoire économique, l'Aube présente un taux de féminisation important (52 % en 2001 contre 50% en Champagne-Ardenne), les femmes étant d'ailleurs plus touchées que les hommes par le chômage (51,8 % des demandeurs d'emploi à la fin du mois de mai 02, contre 48,7 % au plan national), du fait notamment des licenciements dans le secteur textile.
Les nouvelles activités économiques ne bénéficient qu'à une fraction de la main d'œuvre disponible (étudiants, jeunes…) et le fossé s'accentue avec les populations les plus éloignées de l'emploi (chômeurs âgés ou handicapés, chômeurs des zones rurales peu mobiles).
L'aube se répartit en 3 arrondissements et 33 cantons.
Christophe BAY
Né le 06 septembre 1962
à Vincennes (Val-de-Marne)
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Maîtrise en droit
I.E.P. Paris