973 - Guyane

973 - Guyane

Adresse postale

Rue Friedmond
BP 7008
97307 CAYENNE CEDEX


Coordonnées contact

Tél. : 0594 39 45 00
Télécopie : 0594 30 02 77
Courriel : courrier@guyane.pref.gouv.fr
Site internet : www.guyane.pref.gouv.fr


Horaires

Du Lundi au Vendredi : de 07h30 à 12h30


Données essentielles sur le département

Géographie
Ce département, d'une superficie de 86.504 km², est limité :au nord, par la côte qui, dans son ensemble, est plate et marécageuse et formée de terrains sédimentaires récents ; à l'est, par le fleuve Oyapock, entre la Guyane et le Brésil ;à l'ouest, par le fleuve Maroni, séparant la Guyane du Surinam ;au sud, la frontière avec le Brésil est matérialisée par la ligne de partage des eaux avec le bassin de l'Amazone.

La Guyane possède 300 km de côtes, 520 km de frontières avec le Surinam et 700 km de frontières avec le Brésil.
Cayenne, chef-lieu du département, se situe à 7.072 km de Paris et à 1.500 km de Fort-de-France, à 5.000 km de Rio de Janeiro et 5.000 km de New York.

Le relief guyanais
Le long de la côte, sur une largeur moyenne de 20 km, s'étendent les "terres basses" (6 % de la superficie totale), constituées de dépôts quaternaires marins.
Les "terres hautes" qui se présentent comme une succession de petites collines dépassant rarement quelques dizaines de mètres, comprennent du nord au sud :la chaîne septentrionale au relief de type "appalachien" (350 mètres au maximum),le massif central guyanais, au relief "en ruche" (800 mètres au maximum),la pénéplaine méridionale (150 mètres).
Le point culminant de la Guyane française atteint 800 mètres (massif tabulaire).

Le climat
Le climat est de type équatorial, à température presque constante, les minimums avoisinant 22°C et les maximums proches de 36°C. Le trait essentiel est évidemment l'humidité relative dont le taux descend rarement en dessous de 80 %.
Les pluies (de 2500 à 4000 mm/an) diminuent d'intensité vers l'ouest et surtout vers l'intérieur.
 Elles déterminent quatre saisons : la petite saison des pluies de décembre à février ;le petit été de mars ;la grande saison des pluies d'avril à juillet ;la grande saison sèche d'août à décembre.
La Guyane est exposée aux alizés du secteur Est, mais les cyclones y sont inconnus.

La population guyanaise depuis 10 ans
 On a dénombré près de 157.213 habitants en Guyane lors du recensement de 1999, soit 42.600 habitants supplémentaires en 9 ans. (on estime atteindre les 170 000 habitants en 2003).
Ce rythme de progression très important, difficile à évaluer avec précision, est soutenu par la conjonction d'un taux de natalité qui est le plus important de France et d'Amérique du Sud (31,3 pour mille en 1999) et un solde migratoire largement excédentaire. Cela donne un rythme de croissance de 3,6 % par an toutefois moindre que celle de la dernière période intercensitaire (5,8%)..( on estime atteindre les 170 000 habitants en 2003)

En conséquence, plus de la moitié des habitants a moins de 25 ans et il y a 52 % d'hommes du fait de la forte immigration. Le taux de mortalité est très faible et la fécondité élevée (3,6 %) mais le taux de mortalité infantile (17 0/00) reste trois fois celui de la métropole du fait de l'insuffisance des équipements hospitaliers dans l'intérieur.Un rééquilibrage démographique entre Cayenne et une partie du reste de la Guyane est en train de s'opérer au profit des villes de Saint-Laurent du Maroni et Kourou dont les populations ont été multipliées par 2 en 10 ans, et des communes résidentielles autour de Cayenne. Pourtant l'essentiel de l'intérieur du pays reste désert et la densité de la population n'est d'est que de 2 habitants/km².

La population de Guyane est caractérisée par sa grande diversité :
 Les Créoles guyanais (environ 40 % de la population)
Les Amérindiens répartis en six ethnies (les Arawaks, les Palikus, les Galibis, les Wayanas ou Roucouyennes, les Oyampis ou Wayampis, et les Emerillons). Ils représentent environ 4 500 personnes.
Les Noirs-marrons, (les Saramacas, les Bonis ou Aluqus, les Djukas ). Ils représentent environ 4 000 personnes.
Les H'mongs, arrivés en 1977, représentent environ 2 000 personnes regroupées sur les communes de Cacao et Javouhey.
Les Métropolitains représentent actuellement environ 12% de la population.
Les autres populations (Chinois, Libanais, Brésiliens, Haïtiens, Surinamiens) représentent près de 40% de la population de Guyane.

De ces différents afflux est issue une société pluri-culturelle où chaque groupe maintient encore ses spécificités culturelles et ses traditions, particulièrement en milieu rural où le Grand Man et le Capitaine ont conservé tout leur pouvoir. En ville, le Carnaval, dont la durée est la plus longue au monde, caractérise aujourd'hui encore une société créole traditionnelle qui s'enrichit depuis plus d'un siècle par de nouveaux costumes et des symboliques renouvelées.

Les principales villes au recensement de 1999 sont :
Cayenne, le chef-lieu,
Saint-Laurent-du-Maroni,
Kourou.

Histoire
Les premiers habitants de la Guyane furent les indiens Tupi Guarani.
Sous l'impulsion des jésuites, au début du XVIIIème siècle, la colonie amazonienne s'est développée à partir de la prospection des forêts, de l'établissement de plantations, de l'exploitation du sous-sol. En 1852, Napoléon III décide le transfert du bagne en Guyane. La découverte, en 1855, de gisements aurifères provoque une ruée vers l'or et l'abandon du travail de la terre par les colons. Le gouvernement met fin en 1938 à la relégation des bagnards à Cayenne, grâce à l'action énergique de Gaston MONNERVILLE. En 1946, la Guyane devient un département français d'Outre-mer. En 1989, l'Etat, avec le concours des collectivités locales et celui du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), a mis au point un ambitieux programme de développement régional -le plan PHEDRE (Partenariat Hermès pour le Développement Régional)- afin de mieux intégrer dans ce département les activités spatiales à venir : la fusée Ariane V.

Institutions
La Guyane est l'un des quatre départements d'outre-mer, créés par la loi du 19 mars 1946. La loi du 2 mars 1982 érigeant la région en collectivité territoriale de plein exercice a fait de la Guyane une des vingt-six régions françaises.
 Le département est découpé en deux arrondissements (Cayenne et Saint-Laurent du Maroni), subdivisés en 19 cantons et 22 communes. Tous les textes législatifs nationaux y sont applicables mais peuvent faire l'objet de mesures d'adaptation "nécessitées par leur situation particulière" (Art. 73 de la Constitution).
La Guyane est dotée d'un Conseil régional et d'un Conseil général. Elle est représentée au niveau national par 2 députées( Mesdames Christiane Taubira et Julia Rimane), 1 sénateur (Georges Othily) et un conseiller économique et social (Chantal Berthelot).
L'Etat est représenté par le Préfet établi à Cayenne et un sous-préfet à Saint-Laurent du Maroni. En tant que département français, la Guyane fait partie de l'Union Européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultra-périphérique ; à ce titre elle bénéficie de "mesures spécifiques" qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de ces régions.
La Guyane comptabilise 22 communes et deux arrondissements. La coopération intercommunale est représentée par 3 communautés de communes (CCCL,CCOG ,CCEG).

L'économie guyanaise : des handicaps a surmonter, des atouts a valoriser
La Guyane représente dans son environnement régional un pôle de prospérité très attractif, caractérisé par un niveau de vie sans commune mesure avec celui des pays avoisinants. Elle bénéficie à plein, pour valoriser ses atouts, de la solidarité nationale et communautaire, notamment via le dispositif du contrat de plan Etat-Région (CPER) et du document unique de programmation des fonds structurels européens (DOCUP) : par rapport à la période 1994-1999, les fonds programmés par ces deux documents ont plus que doublé, dépassant les 7 milliards de francs pour les 7 années à venir (rapportée au nombre d'habitants, la part "Etat" du financement place la Guyane en tête de toutes les régions françaises). Viendront s'y ajouter les nombreuses incitations prévues par la loi programme.
L'importance de l'effort financier consenti par les différents partenaires, au premier rang desquels l'Etat et les collectivités locales, représente pour la Guyane une opportunité sans précédent. Il devrait permettre de remédier progressivement aux faiblesses du tissu économique guyanais, en développant de véritables filières de production à partir des ressources locales (agriculture, bois, pêche,…), en dynamisant un investissement privé encore insuffisant, notamment dans l'industrie, en rééquilibrant un secteur tertiaire marqué par le poids de la fonction publique et du petit commerce par le développement de l'écotourisme ou des services aux entreprises, etc. Cet ensemble de mesures a pour objectif final de rendre la croissance économique guyanaise plus riche en emplois, afin de faire reculer un taux de chômage certes plus faible que dans les autres D.O.M., mais qui s'établit toujours autour de 19,5% en 2003.
En outre, la Guyane continue de bénéficier d'incontestables atouts pour son développement économique futur, parmi lesquels le rôle positif pour l'économie locale joué depuis 1968 par le Centre spatial guyanais (C.S.G.), et la présence sur son territoire de très nombreux instituts et organismes de recherche de haut niveau (Institut Pasteur, C.N.R.S., I.R.D., C.I.R.A.D., I.N.R.A.,I.F.R.E.MER, B.R.G.M., etc.), atouts que tendent à valoriser des initiatives comme la toute récente création d'une "technopole de Guyane " orientée vers la promotion des technologies de pointe.


Chiffres clés du département

cartes nationales d'identité : 6438
passeports : 14294
cartes de séjour : environ 11000
demande de naturalisation : environ 300
cartes grises : 16086
permis de conduire nationaux : 5669
permis de conduire internationaux : 1250
délibération des collectivités locales : 2700
Actes budgétaires : 11 264
décisions de police des collectivités locales :
- individuelles : 375
- réglementaires : 2763


Le préfet

M. Denis LABBÉ
Né le 06 mai 1952
à Sainte-Adresse (Seine-Maritime)

Chevalier de l'Ordre National du Mérite

Licence en droit
D.E.A. affaires internationales
Ecole du commissariat de l'air

  • 1978 Commissaire de l'Air.
  • 01/12/1988 Sous-préfet de 2ème classe, directeur du cabinet du préfet des Ardennes.
  • 28/02/1990 Intégré sous-préfet.
  • 01/08/1990 Sous-préfet de Céret.
  • 01/12/1992 Sous-préfet de 1ère classe.
  • 08/11/1993 Sous-préfet de Saint-Benoît (Réunion).
  • 03/06/1996 Administrateur civil de 1ère classe, chef du bureau des statuts et des personnels (DSC) (mobilité).
  • 10/11/1997 Chef du bureau des statuts et du management des sapeurs-pompiers (DDSC).
  • 03/06/1998 Intégré dans le corps des administrateurs civils.
  • 27/07/1998 Sous-préfet des Andelys.
  • 01/01/2001 Sous-préfet hors classe.
  • 01/01/2001 Administrateur civil hors classe.
  • 10/09/2001 Secrétaire général de la préfecture de la Sarthe.
  • 28/04/2002 Reclassé administrateur civil hors classe.
  • 25/07/2003 Secrétaire général de la préfecture de la Guadeloupe (1ère catégorie).
  • 20/02/2006 Sous-préfet d'Antony (1ère catégorie).
  • 24/02/2009 Sous-préfet de Lorient (1ère catégorie).
  • 29/04/2011 Préfet de la région Guyane, préfet de la Guyane.

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