Le foyer de travailleurs migrants est une modalité de logement-foyer mise en place pour des hommes immigrés isolés à partir de la fin des années 1950.
La production de FTM s’est arrêtée au début des années 80.
Les principaux intervenants du secteur sont ADOMA (ex-Sonacotra) qui représente 55 % du secteur, COALLIA (ex-AFTAM), ADEF et des gestionnaires régionaux.
Avec la création des résidences sociales, en 1994-1995 et le lancement, en 1997, du plan de traitement des foyers de travailleurs migrants, a été initié un mouvement devant conduire progressivement à la disparition des FTM sous leur forme actuelle, par leur transformation en « résidences sociales » respectant les normes actuelles de logement.
Les résidences sociales sont destinées :
Tous les FTM ont vocation à devenir des résidences sociales, ce qui suppose d’importants travaux pour la très grande majorité d'entre eux.
De 1997 à fin 2011, le traitement de 240 FTM (par la production de 280 résidences sociales) a représenté un coût total de 1 400 millions d’€uros (travaux, MOUS/études et aides connexes), dont 30 % de subventions d’État (aides à la pierre Etat, subventions) et ANRU, 9 % de subventions des collectivités locales et 52 % de prêts (en particulier du "1 % Logement").
Le plan de traitement des foyers de travailleurs migrants se traduit par la création :
Le traitement des FTM permet ainsi une nette amélioration des conditions de logements des résidents actuels (prioritaires pour le relogement dans les résidences sociales issues de leur traitement) et la diversification progressive des publics.
Au milieu des années 90, les FTM comprenaient 130 000 lits ou places et accueillaient environ 120 000 résidents.
Aujourd'hui, après transformation de 9 à 10 000 lits en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et suppression d'environ 7 500 lits dans le cadre du PTFTM, le parc des foyers de travailleurs migrants ou de résidences sociales issues de leur traitement accueille environ 110 000 personnes dont 90 000 travailleurs immigrés isolés.
Au fur et à mesure que des places se libèrent ou se créent, les résidences sociales accueillent de manière temporaire des personnes connaissant de fortes difficultés de logement : familles monoparentales, personnes isolées...