Chaque direction départementale de la sécurité publique a installé un correspondant départemental « aide aux victimes ». Il a pour mission d'entretenir des relations avec les associations, d'organiser l'amélioration de l'accueil, de centraliser les renseignements utiles aux victimes, d'assurer le suivi des procédures pénales pour donner l'information sur le déroulement des enquêtes.
Le bureau d'aide aux victimes créé au sein de chaque service d'investigations et de recherches réalise les opérations pratiques de soutien et d'assistance dans et hors du service.
Il veille à la cohérence de l'action policière tout au long du processus d'intervention sur les lieux de l'infraction, de l'accueil de la victime, de la mise en œuvre de mesures d'urgence lorsqu'elles sont nécessaires.
Il est en relation avec de multiples intervenants (mairie, services sociaux, structures médicales et hospitalières, centres d'hébergement).
Actuellement au nombre de 323, répartis sur 97 départements et DOM-COM, ils sont en voie de généralisation dans les directions départementales de la sécurité publique.
A l'occasion de chaque dépôt de plainte contre X pour les faits graves, un formulaire d'aide aux victimes est remis systématiquement au plaignant par le policier procédurier, pour lui signaler l'action de l'institut national d'aide aux victimes et de médiation (INAVEM) et lui fournir les coordonnées des associations d'aide aux victimes ou des services sociaux.
Des permanences d'association d'aide aux victimes existent dans 144 circonscriptions de sécurité publique.
Au sein de 69 circonscriptions de sécurité publique répartis sur 39 départements et 2 COM, l'intervenant social est le relais avec les différents services sociaux, oriente et conseille les personnes pour les démarches ou les contacts avec les services d'aide, de soins ou de secours.
27 psychologues sont en poste dans un certain nombre de commissariats. Il s'agit d'associer des professionnels de la psychologie au traitement policier des violences, notamment intra-familiales. La mission de ces psychologues consiste à intervenir tant à l'égard des victimes que des auteurs de violences et à assurer des actions de formation au bénéfice des policiers.
Les commissariats de sécurité publique sont les premiers concernés par les affaires de disparition de personnes, étant à la fois les premiers interlocuteurs des personnes venant signaler une disparition et les acteurs des premières investigations conduites dans ce cadre.
8 000 guides pratiques pour la recherche des personnes disparues ont été diffusés à l'ensemble des services de sécurité publique.
En application des instructions du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales du 20 mai 2002, des mesures ont été prises afin de mettre à la disposition des plaignants les noms, qualités, et coordonnées téléphoniques du policier qui reçoit la plainte.
L'amélioration significative de l'accueil dans les services de la police urbaine de proximité a été érigée en priorité absolue.
Ainsi, chaque arrondissement possède des dispositifs spécifiques d'accueil et d'aide aux victimes : correspondants-victimes, référents violences conjugales, officiers accueil, missions de prévention et de communication, correspondants-sécurité, interprètes dans une vingtaine de langues étrangères pour les victimes étrangères, policiers formés à la langue des signes pour les victimes sourdes-muettes.
Certaines catégories de victimes bénéficient d'une prise en charge particulière lors du dépôt de plainte dans le cadre du partenariat avec les bailleurs sociaux, l'éducation nationale et certaines grandes enseignes commerciales (France-Télécom, groupe CASINO, etc.)
Dans certaines circonstances (personnes âgées, malades, commerçants) un transport à domicile est effectué pour le recueil de la plainte.
A l'occasion de la remise du récépissé de dépôt de plainte, chaque victime reçoit les coordonnées de l'association Paris Aide aux Victimes, du réseau INAVEM.