Mis à jour le 30 juin 2012 par direction de l'information légale et administrative (premier ministre)
Il est interdit de conduire (ou d'accompagner un élève conducteur) avec un taux d'alcool dans le sang égal ou supérieur à 0,5 grammes.
La police et la gendarmerie peuvent pratiquer des dépistages de l'alcoolémie des automobilistes et des accompagnateurs d'élèves conducteurs.
Si le taux est dépassé, la nature de l'infraction et les sanctions applicables diffèrent selon que le taux est compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang ou supérieur à 0,8 gramme.
Il est interdit de conduire en dépassant les seuils suivants :
concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,50 gramme par litre,
ou concentration d'alcool dans l'air expiré égale ou supérieure à 0,25 milligrammes par litre.
Pour vérifier son taux d'alcool, il est possible de se servir d'un éthylotest, parfois appelé Alcootest, du nom d'une marque déposée. À partir du 1er juillet 2012, la possession d'un éthylotest dans son véhicule est obligatoire.
Le dépistage pratiqué par les forces de police et de gendarmerie peut être systématique ou aléatoire.
Dans le cadre des dépistages, l'éthylotest est fourni par les forces de l'ordre.
Le dépistage est effectué de façon systématique dans les cas suivants :
accident de la circulation ayant occasionné un dommage corporel (même si l'automobiliste n'en est pas responsable),
ou en cas d'infraction au code de la route (même en dehors d'un état d'ivresse manifeste).
Des dépistages peuvent également être pratiqués de manière aléatoire en dehors de toute infraction ou accident.
en cas de dépistage positif
ou en cas de refus de se soumettre au dépistage simple par éthylotest.
La vérification est pratiquée :
soit par prise de sang et examens médicaux,
soit au moyen d'un éthylomètre.
En cas de refus de la vérification du taux d'alcool, à moins d'une contre-indication médicale précise, vous encourez les mêmes sanctions qu'en cas de dépassement du taux de 0,8 g pour mille d'alcool dans le sang.
Conduire avec un taux d'alcool dans le sang compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre, même en l'absence de tout signe d'ivresse, constitue une contravention.
Le conducteur encourt les sanctions suivantes :
une amende forfaitaire de 4ème classe,
et le retrait de 6 points du permis de conduire,
et, éventuellement, une suspension du permis de conduire.
Conduire avec un taux d'alcool supérieur à 0,8 gramme par litre de sang, même en l'absence de tout signe d'ivresse, constitue un délit. Il entraine des sanctions immédiates infligées par les forces de l'ordre et par le préfet, puis des sanctions judiciaires (c'est-à-dire infligées par un tribunal).
Un agent des forces de police ou de gendarmerie peut retenir immédiatement, et pour 72 heures maximum, le permis de conduire d'un conducteur si :
son taux d'alcool dans le sang est d'au moins 0,8 gramme par litre,
ou s'il est manifestement en état d'ivresse.
6 points sont retirés du permis de conduire.
Si l'automobiliste ne peut pas être remplacé par un passager, la voiture est immobilisée.
En fonction des résultats de l'analyse de sang, le permis peut être suspendu administrativement (c'est-à-dire par le préfet) pendant 6 mois maximum.
Cette sanction administrative ne peut pas faire l'objet d'aménagement tel que l'application de la suspension en dehors des heures de travail.
Les sanctions encourues sont de différentes natures (amende, peine de prison, suspension ou annulation du permis de conduire, obligation d'effectuer, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière, peine de travail d'intérêt général ou jours-amende, peine complémentaire) :
l'amende peut atteindre 4.500 € ;
la peine d'emprisonnement peut aller jusqu'à 2 ans ;
la suspension du permis de conduire peut durer jusqu'à 3 ans et ne peut pas être aménagée pour permettre au conducteur d'exercer son activité professionnelle ;
l'annulation du permis avec interdiction de solliciter un nouveau permis peut aller jusqu'à 3 ans au plus ;
l'interdiction de conduire certains véhicules, y compris ceux pour lesquels le permis de conduire n'est pas exigé, peut atteindre une durée de 5 ans au maximum ;
l'interdiction de conduire un véhicule non équipé d'un dispositif homologué d'éthylotest anti-démarrage (EAD) peut s'étendre sur une durée de 5 ans au maximum. La violation de cette interdiction constitue un délit, puni de 2 ans d'emprisonnement et de 4.500 € d'amende.
Le fait de contourner l'obligation d'utiliser l'EAD en le détériorant ou en faisant démarrer le véhicule par une autre personne est puni d'une amende de 4ème classe. La même sanction est appliquée à la personne qui a aidé à commettre l'infraction.
En cas de récidive, le juge prononce automatiquement une peine complémentaire de confiscation du véhicule si le contrevenant en est propriétaire. Il peut toutefois ne pas prononcer cette peine par une décision spécialement motivée (par exemple si le véhicule sert à d'autres personnes de la famille).
L'état d'ivresse manifeste est un comportement qui laisse présager qu'une personne a consommé de l'alcool de manière excessive.
L'état alcoolique résulte d'une mesure de l'alcool dans l'air expiré ou dans le sang.
Attention : ce tableau indique le montant maximum que peuvent atteindre les amendes forfaitaires. Il ne faut pas le confondre avec le taux majoré des amendes forfaitaires qui est inférieur pour les 5 classes de contraventions.
|
Catégories |
Montant maximum |
|---|---|
|
1ère classe |
38 € |
|
2ème classe |
150 € |
|
3ème classe |
450 € |
|
4ème classe |
750 € |
|
5ème classe |
1.500 € ( 3.000 € en cas de récidive) |
L'éthylotest, parfois appelé Alcootest (du nom d'une marque déposée), donne un indice de la présence d'alcool dans l'air expiré par un indicateur coloré.
L'éthylomètre mesure l'alcoolémie, c'est-à-dire la concentration d'alcool dans l'air expiré et permet d'indiquer un taux.
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