Pour les plus anciens d’entre nous, l’alerte réveille des souvenirs douloureux de bombardements aériens. Pour les autres, elle sonne l’heure du déjeuner, tous les premiers mercredi du mois. Méconnu et vieillissant, le réseau national d’alerte à la population est en phase de rénovation.
À quoi sert l’alerte ?
Elle permet de diffuser, par les autorités et en phase d’urgence, un signal destiné à avertir les populations d’un danger, nécessitant de se mettre en sécurité (se protéger dans un bâtiment ou évacuer la zone de danger). L’alerte se matérialise notamment par les sirènes.
Comment fonctionne le système d’alerte à l’heure actuelle ?
Il existe environ 10 000 sirènes en métropole, présentes, par exemple, sur les toits des mairies. Ce système a été mis en place progressivement pour prévenir, d’abord, des invasions aériennes, puis d’événements industriels ou d’inondations. Par ailleurs, Radio France (réseau France Bleu) et France Télévisions (réseau France 3) peuvent être amenés à diffuser des messages d’alerte.
Le système actuel est-il encore adapté ?
Non mais nous le rénovons : nous mettons en place un nouveau système dit d'alerte et d'information des populations (SAIP). Nous fédérons ce qui existe tout en le modernisant techniquement. Une application informatique va remplacer le système actuel de déclenchement. Demain, un maire ou un préfet pourra déclencher à distance des sirènes sur des zones définies. Nous travaillons également avec les opérateurs de téléphonie mobile pour alerter et informer par SMS les possesseurs de téléphone portable présents sur une zone touchée par une catastrophe ou une zone contiguë. Nous aurons la possibilité d’envoyer des messages texte sur des panneaux à affichage variables sur les autoroutes, en ville ou dans les gares.
Quand ce nouveau système verra t-il le jour ?
Les premiers raccordements de nouvelles sirènes sont prévus pour l’été 2013. Ils devraient se terminer en 2015 pour les zones les plus à risques.