Tous les domaines de compétence du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales ont intégré la dimension internationale pour répondre à la fois aux menaces dont l'origine se situe à l'extérieur du territoire national et aux besoins de la coopération internationale et particulièrement européenne.
Placée sous l’autorité directe du ministre, la DAIE1 a pour mission la coordination générale des actions internationales à caractère bilatéral ou multilatéral du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales
L’activité de la DAIE est donc étroitement liée à l’agenda du ministre et à son rôle d’appui prépondérant auprès du conseiller diplomatique.
En liaison avec l’ensemble des services du ministère, elle assure la préparation et la synthèse des positions du ministère dans les instances interministérielles relatives à l’action internationale et représente le ministère dans ces instances.
La DAIE veille à développer des relations de travail étroites avec tous les services du ministère, les autres départements ministériels et les partenaires étrangers, lui permettant ainsi de s’affirmer comme tête de réseau à l’international.
La DAIE prépare également les dossiers destinés au président de la République, au Premier ministre et au ministre des Affaires étrangères et européennes s’agissant des domaines de compétence du ministère. A la demande du ministère des Affaires étrangères et européennes, elle élabore les notes d’instructions des nouveaux ambassadeurs.
Elle coordonne la participation des directions aux programmes européens de jumelages institutionnels IPA2 et IEVP3 financés par la Commission européenne et anime un réseau de « correspondants jumelages ».
Elle participe à la Conférence d’orientation stratégique et de programmation et s’implique dans les travaux du réseau interministériel « États fragiles » sous l’angle particulier du soutien aux actions de coopération administrative. Le ministère a ainsi la possibilité de présenter aux conseillers de coopération placés auprès des ambassadeurs l’ensemble des domaines d’action dans lesquels son expertise est requise en matière de gouvernance démocratique.
Bien que la DAIE n’ait pas été pilote pour la conduite de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, elle a assuré un réel appui à la mission en charge de cette présidence par la préparation de l’ensemble des entretiens bilatéraux que le ministre a tenu en marge des conseils Justice Affaires Intérieures (JAI).
L’activité 2008 de la Délégation c’est globalement : 291 dossiers, soit plus de 110% d’augmentation par rapport à 2007 (135 dossiers) dont, notamment, 66 dossiers d’entretiens et de déplacements du ministre (Algérie, Allemagne, Arabie Saoudite, Espagne, États-Unis, Israël, Japon, Mauritanie, Tunisie), 27 pour le ministère des Affaires étrangères et européennes, 13 pour la présidence de la République, 7 pour le Premier ministre, 4 entretiens bilatéraux (Royaume-Uni, Italie, Roumanie, Autriche) pour les conseils JAI4, 36 préparations d’entretiens ou de déplacements du conseiller diplomatique, 2 dossiers pour la secrétaire générale dont un déplacement en Roumanie, 42 notes d’instructions d’ambassadeurs, 34 séjours de travail élaborés et suivis au profit de délégations étrangères dans le domaine de la « bonne gouvernance », plus 9 dans le cadre du programme « jeunes personnalités d’avenir » (Japon, Albanie, USA) et 2 du programme « Fonds de Solidarité Prioritaire » (Mali et Yémen).
La DAIE, c’est aussi une centaine de réunions interministérielles (RI), 150 télégrammes diplomatiques par jour traités pour la production d’une synthèse quotidienne adressée au cabinet du ministre et à l’ensemble des directeurs et chefs des principaux services du ministère, la participation à la préparation de grands évènements européens et internationaux (Troïka ministérielle UE/Russie et UE/USA dans le domaine JAI, forum interministériel UE/Balkans occidentaux à Zagreb, G8 au Japon, conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale en Mauritanie...), 3 programmes résultant d’un accord bilatéral avec l’Allemagne, le Maroc et la Roumanie, qui ont généré la mise en œuvre de séjours en France de 8 délégations de préfets ou responsables gouvernementaux.