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Présentation des associations de sécurité civile

Mis à jour le : 07/27/2009 06:06 PM

La réponse aux catastrophes exige la mobilisation rapide de tous les moyens publics et privés et leur coordination efficace sous une direction unique. A cet égard, la France bénéficie d'une tradition juridique éprouvée, qui investit les maires et les préfets, autorités de police générale, de pouvoirs étendus en situation de crise, et autorise les préfets de zone, voire le Gouvernement, à intervenir dans la conduite des opérations lorsque c'est nécessaire.
La professionnalisation des services d'incendie et de secours (SDIS) et le développement des services d'aide médicale d'urgence (SAMU) au cours des trente dernières années ont permis en France de disposer de services de secours publics très performants, disponibles au quotidien et capables de faire face à la majorité des demandes de secours.

Toutefois, les moyens matériels des pouvoirs publics ne suffisent pas toujours à faire face aux situations d'urgence, tant à cause du volume des équipements nécessaires que de la spécificité de certains besoins. Le concours des moyens humains et matériels des associations de sécurité civile s'avère être en l'occurrence d'une richesse toute particulière.

Toutes ces circonstances ont entraîné une révision soigneuse de l'organisation traditionnelle des secours dans le souci de clarifier, d'adapter et de moderniser.

Outre la création d'une réserve communale de sécurité civile, la loi reconnaît aussi pour la première fois la capacité des associations à intervenir en appui des pouvoirs publics dans le cadre d'une procédure d'agrément visant à garantir leur qualification.

C'est ainsi que l'article 35 de la loi de modernisation n° 2004-811 du 13 août 2004 crée un agrément pour les associations qui concourent à la sécurité civile. Seules les associations qui en disposent pourront être intégrées aux dispositifs mis en place par les pouvoirs publics. C'est également le cas pour les interventions à l'étranger. Un décret d'application relatif à la procédure d'agrément de sécurité civile vient d'être signé par M. le ministre de l'intérieur et sera prochainement publié au Journal officiel.


Pour être totalement intégrées au système de secours, les associations devront conventionner avec les pouvoirs publics et les SDIS. Le conventionnement annuel est proposé pour définir avec précision les circonstances, les modalités de leurs interventions et leur intégration dans les plans de secours. La convention pourra notamment prévoir l'information immédiate de certaines associations en cas d'alerte dans leur domaine de compétence. Cela permettra à des associations effectuant des secours en milieu particulier d'intervenir le plus rapidement possible.

Le potentiel humain des grandes associations de secouristes partenaires des pouvoirs publics représente plus de 200 000 bénévoles dont plus de 50 000 équipiers-secouristes, spécialisés dans les secours à personnes en état de détresse physique ou morale, immédiatement disponibles disposant des connaissances nécessaires pour être admis au sein des équipes structurées, hiérarchisées et dotées d'un matériel adapté leur permettant de participer aux secours organisés sous le contrôle des autorités publiques.

En effet, aux cotés des traditionnelles " Croix rouge française " et " Fédération nationale de protection civile ", d'autres associations se sont développées. Elles sont susceptibles d'apporter un renfort de qualité aux moyens engagés par les secours publics.


On notera en particulier :

  • la Fédération des secouristes français Croix blanche (la plus ancienne des associations de secouristes de France fondée à la fin du XIXème siècle et reconnue dès l'origine d'utilité publique) ;
  • la Fédération française de sauvetage et de secourisme ;
  • la Société nationale de sauvetage en mer (issue de la fusion de la Société nationale de sauvetage aux naufragés et des Hospitaliers sauveteurs bretons) plus orientée sur la surveillance et le sauvetage sur les plages et en mer ;
  • les œuvres hospitalières françaises de l'Ordre de Malte qui perpétuent les traditions chevaleresques ;
  • et les autres associations issues pour la plupart de l'Union nationale de protection civile créée en 1933 sous le titre de l'Union des premiers secours qui s'est considérablement investie au cours de la dernière guerre mondiale dans la défense passive, à Paris et dans sa région, et qui comprend en son sein de nombreux anciens cadres civils et militaires des services publics et privés en charge de la sécurité des personnes, des biens et de l'environnement.

Plus récemment, d'autres sauveteurs se sont réunis en associations nationales pour répondre à des risques plus spécifiques, tels sont les membres de Spéléo Secours, de la Fédération nationale des radios transmetteurs au service de la sécurité civile (spécialisée non seulement dans les liaisons radios, mais aussi dans la recherche de balises de détresse.)

Les associations, dites expertes, comme le Conseil national de la protection civile, l'Association pour l'étude de la neige et des avalanches, les pisteurs-secouristes, les équipes cynotechniques de recherches en avalanches, en décombres, etc. sont également disponibles pour toutes les catastrophes.

Par ailleurs de très nombreuses associations, implantées au sein même de la population, sont susceptibles d'apporter leur concours aux autorités publiques dans des domaines très particuliers (inondations, conseils en prévention des accidents, protection des populations, des biens, de la nature, etc.).

Le maillage du territoire métropolitain et de l'outre-mer par les associations de sécurité civile, leur potentiel en matériels de secours et de sauvetages justifient l'attribution d'un véritable label de qualité et de confiance.

Cette démarche se justifie d'autant plus que l'action de la France pour l'aide à la résolution des catastrophes touchant les pays étrangers reste malheureusement totalement d'actualité, ainsi pour bénéficier du soutien des pouvoirs publics français, les associations souhaitant œuvrer à l'étranger devront être titulaires de l'agrément de sécurité civile.

Enfin, il convient de bien situer le partenariat avec les associations de sécurité civile en complémentarité des missions confiées aux services publics de secours et sur la demande expresse des autorités de police compétentes.

Ces perspectives constituent un programme pour une sécurité civile renouvelée ; cette nouvelle relation entre les associations de sécurité civiles et les pouvoirs publics passera par une révision des conventions au fur et à mesure de leur échéance, mais aussi le cas échéant par une association effective, au niveau local, aux travaux de préparation (prévention, planification, exercices).
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