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Le service du déminage de la sécurité civile
Mis à jour le :
02/16/2010 02:45 PM
<p>Répartis dans 20 centres de déminage, dont 2 outre mer (Guyane et Guadeloupe), les 307 démineurs de la sécurité civile sont chargés de la détection, de l'enlèvement, du désamorçage ou de la destruction des objets suspects. Ils apportent également leur concours lors des voyages officiels ou de grandes manifestations populaires et interviennent pour neutraliser et détruire les anciennes munitions des deux derniers conflits mondiaux, encore présentes dans le sol français.</p>
<p><br /><strong>L'organisation opérationnelle du déminage.</strong></p>
<p>Un décret de 1976 fixe les attributions respectives du ministère de l'Intérieur et celui de la Défense en matière de recherche, de neutralisation, d'enlèvement et de destruction des munitions et explosifs. Le service du déminage de la DDSC est compétent sur tout le territoire national (hors rivages et mer), à l'exception des terrains militaires et du secteur de la préfecture de police de Paris.</p>
<p>Dans leur mission de dépollution (enlèvement de munitions anciennes), les centres interviennent à la demande des préfectures. Dans la mesure où ces munitions ont bien été identifiées, et qu'elles ne sont pas manipulées, elles ne présentent pas, dans la majorité des cas, un caractère de danger immédiat. Elles seront enlevées lors de tournées régulièrement organisées par les chefs de centre. Au fil des ans, le tonnage ramassé (500 tonnes par an) diminue.</p>
<p><br />Les interventions lors de découvertes d'objets suspects sont déclenchées, selon la même procédure par les centres opérationnels de zone ou par le COGIC. La quasi totalité des centres de déminage assure une permanence 24h/24h, afin de répondre plus rapidement aux nombreuses demandes qui parviennent au service à toute heure et tous les jours de l'année.</p>
<p>Les demandes d'appui pour les voyages officiels ou pour les grandes manifestations, sont faites par les préfets du lieu où se déroule le déplacement ou le rassemblement.</p>
<p>Une équipe d'intervention du déminage est constituée au minimum de deux démineurs, qui exécutent leur travail de façon autonome ; selon l'importance des missions, plusieurs équipes peuvent être mises en place simultanément.</p>
<p>Le bilan d'activité 2004</p>
<ul>
<li>440 tonnes de munitions de guerre ont été traités.</li>
<li>La participation du service du déminage aux voyages officiels et à la sécurisation des grandes manifestations socio-culturelles ou sportives comme le traitement des engins suspects fut en forte hausse. Ceci résulte d'une part, de l'addition de l'activité des ex-artificiers qui s'ajoute à compter du 1er mai 2004 à celles des démineurs, mais aussi aux évènements qui ont marqué l'année. 43 démineurs ont été engagés sur le 60ème anniversaire du débarquement en Normandie. 17 sur le 60ème anniversaire du débarquement en Provence et 16 sur la visite du Pape à Lourdes.</li>
</ul>
<p><br /><strong>Le recrutement</strong></p>
<p><strong>Il s'effectue actuellement selon deux procédures :</strong></p>
<p><strong>Par le biais de la loi du 2 janvier 1970</strong></p>
<p>Cette loi facilite l'accès des sous-officiers de la défense à des emplois dans la fonction publique en qualité de lieutenant de police, après une scolarité à l'école nationale supérieure d'officiers de police.</p>
<p><strong>Par la voie du détachement</strong></p>
<p>Les personnels volontaires issus de la police nationale sont détachés au service du déminage, après entretien et évaluation.</p>
<p>Aucune compétence en explosifs n'est demandée, la formation est entièrement prise en charge par le service après recrutement.</p>
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