Ministère de l'Intérieur
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La nouvelle politique de sécurité publique

Mis à jour le : 07/08/2009 03:01 PM

Photo DCSP Service communication

En 2002 la barre des 4 000 000 de crimes et délits était franchie au terme d'une augmentation de la délinquance globale de 40% en 20 ans. Cette évolution mettait en évidence la part croissante prise par la délinquance violente contre les personnes et l'instauration de zones de non-droit. Le cumul de ces deux constats se retrouvait dans le phénomène socialement insupportable des violences urbaines qui amalgame la délinquance classique, la contestation de l'ordre public et le refus de l'autorité de l'Etat.

Pour répondre aux légitimes préoccupations des français la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) inaugurait une série d'initiatives législatives destinées à faire reculer, durablement, la délinquance.

La direction centrale de la sécurité publique, essentiellement intéressée puisqu'elle traite plus de 60% des faits criminels et délictueux constatés en France définissait une nouvelle approche de la lutte contre la délinquance plus adaptée à la réalité de terrain.

La réorientation de l'action opérationnelle

Le concept de proximité posé par la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (LOPS) du 21 janvier 1995 n'était pas abandonné. Une instruction ministérielle du 24 octobre 2002 relative à l'adaptation de l'action des services territoriaux de la sécurité publique au renforcement de la lutte contre les violences urbaines et la délinquance en gommait cependant les excès auxquels une mise en œuvre dogmatique avait pu donner lieu à partir des années 1999 et 2000.

Quelques principes simples y étaient définis et notamment une triple nécessité :

  • laisser aux chefs de service territoriaux une autonomie minimale dans l'organisation de leur service (en particulier pour ce qui concerne la délimitation des secteurs de police de proximité, trop nombreux, consommateurs d'effectifs et à l'origine d'une dilution caractérisée de l'action opérationnelle) ;
  • renforcer en effectifs les créneaux horaires les plus criminogènes, surtout la nuit ;
  • procéder à un rééquilibrage opérationnel des missions en faveur de l'activité judiciaire procédurale et de voie publique.

La recherche de la performance globale des services

Par ailleurs il était recherché un accroissement de la performance globale des services. Cette orientation a consisté, d'abord à utiliser de façon optimale les outils d'analyse existants tels que la main courante informatisée. Ensuite, dans le cadre de la réforme de l'Etat, des dispositifs sont en cours d'élaboration ou d'installation qui tendent d'une part à la simplification des modes de fonctionnement et, d'autre part, à obtenir une efficacité accrue des services en général (mise en oeuvre des techniques de direction par objectifs) et des personnels (meilleure reconnaissance du mérite).

Enfin, l'encouragement à la synergie des divers services décentralisés de l'Etat concourant à la sécurité intérieure (en application de la LOPSI) et l'adaptation de la structure des services centraux de la DCSP (en cours de réalisation) pour améliorer la qualité de son soutien opérationnel à ses services extérieurs ont pour finalité de redynamiser la gestion locale de la sécurité.

La réorientation de la politique de sécurité publique a permis de renverser le sens de l'évolution statistique de la délinquance, c'est à dire d'améliorer la sécurité des français.

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