Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales
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La Direction de la Surveillance du Territoire

Mis à jour le : 03/28/2006 04:07 PM

Créée en 1944 pour "lutter contre les activités d'espionnage et contre l'ingérence des puissances étrangères sur les territoires relevant de la souveraineté française", la direction de la surveillance du territoire a subi dès la fin des années 70, une importante évolution liée à l'apparition de deux phénomènes :

le glissement des activités d'espionnage du seul secteur militaire vers les domaines économique, scientifique et technique ;
l'apparition puis la diversification de la menace terroriste.
La DST se présente aujourd'hui comme un service de sécurité intérieure dont la fonction essentielle est de rechercher le renseignement de sécurité et de suivre l'évolution diversifiée et incertaine des formes de la menace.

L'organisation détaillée de la DST est couverte par la classification secret défense

Histoire

Le 1er mai 1899, le contre-espionnage est retiré aux militaires pour être confié au Ministère de l'Intérieur. Cette décision est la conséquence directe de l'Affaire Dreyfus qui a débuté en 1894. Le décret du 20 août 1899 crée un " contrôle général des services de la Surveillance du Territoire ". Ce service, sans moyens autonomes, disparaît en 1907. Il renaît au début des années 30, avec la recrudescence des ingérences allemandes en France et l'arrivée au pouvoir de Hitler. Les décrets des 28 avril et 13 juin 1934 font renaître le " contrôle général des services de la surveillance du territoire ". A partir de 1937, la Surveillance du Territoire (S.T.) se voit doter de réels moyens. Malgré la défaite de 1940, la S.T. survit en zone libre et poursuit sa mission de contre-espionnage, en arrêtant par centaines des agents allemands.

Après l'invasion de la zone libre en novembre 1942, la S.T. est dissoute par les autorités allemandes. A Londres, le commandant Dewavrin, alias Passy, crée le Bureau Central de Renseignements et d'Action (B.C.R.A.) dont la section de contre-espionnage est confiée au lieutenant Roger Warin dit Wybot. A la libération, l'ordonnance du 16 novembre 1944, signée du Général de Gaulle, donne naissance à la Direction de la Surveillance du Territoire (D.S.T.). Les policiers de ce jeune service viennent majoritairement de la S.T. d’avant guerre, de la Résistance et du B.C.R.A. Son premier directeur est Roger Wybot.

Depuis 1944, la D.S.T. a connu 15 directeurs :

Roger WYBOT  (1944 - 1959) 
Gabriel ERIAU  (1959 - 1961) 
Daniel DOUSTIN  (1961 - 1964) 
Tony ROCHE  (1964 - 1967) 
Jean ROCHET   (1967 - 1972) 
Henri BIARD  (1972 - 1974) 
Jacques CHARTRON  (1974 - 1975) 
Marcel CHALET  (1975 - 1982) 
Yves BONNET   (1982 - 1985) 
Rémy PAUTRAT   (1985 - 1986) 
Bernard GERARD  (1986 - 1990) 
Jacques FOURNET  (1990 - 1993) 
Philippe PARANT  (1993 - 1997) 
Jean-Jacques PASCAL  (1997 - 2002)
Pierre de BOUSQUET (2002)

Missions

La Direction de la Surveillance du Territoire est un service de renseignement de sécurité disposant de pouvoirs de police judiciaire spécialisée.

Le décret du 22 décembre 1982 fixe les attributions de la D.S.T. La D.S.T. a compétence pour rechercher et prévenir, sur le territoire de la République française, les activités inspirées, engagées ou soutenues par des puissances étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays, et plus généralement, pour lutter contre ces activités. A ce titre, la D.S.T. exerce une mission se rapportant à la défense.

Concrètement, les missions de la D.S.T. sont traditionnellement de trois types : contre-espionnage, contre-terrorisme, protection du patrimoine économique et scientifique. De nouvelles menaces de niveau stratégique apparaissent et sont d'ores et déjà prises en compte, telles la prolifération des armes nucléaires, bactériologiques, chimiques et balistiques ou la grande criminalité organisée.

Organisation

La Direction de la Surveillance du Territoire est une direction active de la police nationale comprenant des fonctionnaires appartenant à tous les corps de la police (commissaires, officiers, brigadiers et gardiens). L'organisation et le fonctionnement du service sont couverts par la classification du secret-défense.

Schématiquement, la D.S.T. s'appuie :

- A Paris sur des services centraux (cinq sous-directions) et un cabinet chargé des relations nationales et internationales.

- En province, la D.S.T. est présente à travers 6 directions régionales (Lille, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lyon, Metz) subdivisées en brigades.

- La D.S.T. est également implantée dans les départements et territoires d'Outre-Mer avec 4 postes : Antilles-Guyane, Réunion, Polynésie et Nouvelle-Calédonie.

Le siège du service est situé 7 rue Nélaton - 75 015 PARIS

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