Département situé à la frontière de l'Espagne et de la principauté d'Andorre, voisin de la Haute-Garonne, de l'Aude et des Pyrénées Orientales, l'Ariège revêt une vocation de carrefour qu'elle se doit de développer.
Le département souffre en effet de son enclavement au sein de la barrière pyrénéenne. La montagne couvre au sud les 2/3 du territoire, administrativement 228 communes sur 332.
Cet espace, dont la gestion est problématique, est générateur de surcoûts. Il est par ailleurs exposé aux risques naturels d'une zone de montagne.
L'étagement en altitude, le conjonction d'influences climatiques diverses (atlantique, montagnarde et méditerranéenne) et plus généralement la richesse du patrimoine naturel et culturel, confèrent toutefois au département une identité marquée ainsi qu'un cadre de vie attractif et préservé.
Après un siècle de dépeuplement rapide et continu, la population du département se stabilise depuis une trentaine d'années grâce à l'apport de nouveaux arrivants. Mais si les échanges de population sont globalement favorables à l'Ariège, ils ont, avec un solde naturel toujours préoccupant, une influence négative sur l'évolution de la structure démographique.
L'Ariège est un département, dont la population est en moyenne plus âgée qu'au plan national. Au dernier recensement, il comptait 137 205 habitants pour une superficie de 4 890 km², ce qui représente une densité de population de 28 habitants au km².
L'agriculture représente aujourd'hui une part relativement modeste de l'économie du département. En effet, la production, évaluée en 2001 à 139 millions d'euros, provient de 3 050 exploitations, dont 2 400 sont bénéficiaires d'aides directes.
Les 491 000 ha du territoire départemental comportent 210 000 ha de surface agricole utile et 197 000 ha de surfaces boisées.
Les activités industrielles du département, issues de traditions anciennes (électrométallurgie, métallurgie, papeterie et textile) se concentrent principalement en un petit nombre de bassins de mono-industrie et présentent des caractéristiques communes :
- développement issu de l'exploitation des ressources naturelles du département,
- ouverture à l'extérieur avec un volume important d'exportations,
- vulnérabilité en raison de leur spécialisation,
- sensibilité aux fluctuations des cours des matières premières.
Un potentiel touristique diversifié :
Avec un cadre naturel préservé, l'étagement en altitude (de 200 à 3 000 m.) et la conjonction de 3 influences climatiques, atlantique, montagnarde et méditerranéenne, offrent une diversité faunistique et floristique précieuse qui favorise l'expansion du tourisme vert.
Les 7 stations de sports d'hiver (5 stations de ski alpin et 2 stations de ski de fond) permettent au département de bénéficier d'une double saison ; elles connaissent toutefois les difficultés liées aux conditions d'enneigement et à l'insuffisance de prestations associées.
Le thermalisme, structuré autour de trois stations (Ax les Thermes, Aulus les Bains, Ornolac-Ussat les Bains), enregistre un tassement, heureusement limité dans un contexte régional et national en retrait.
Un patrimoine culturel varié
Les sites historiques sont extrêmement diversifiés mais les époques les plus richement représentées sont la Préhistoire et le Moyen Âge : la Préhistoire avec des grottes célèbres comme la grotte de Niaux ou celle du Mas d'Azil ou moins connues comme Bédeilhac et la Vache, le Moyen Âge avec les vestiges de ses bâtiments défensifs (Roquefixade, Lordat, Miglos, Foix, Montségur) et ses monuments religieux.
Les parcs à thème connaissent également un succès croissant : le parc pyrénéen de l'Art Préhistorique à Tarascon/Ariège, les Forges de Pyrène à Montgailhard.
L'Ariège possède une multitude d'édifices à découvrir, parfois modestes, dans des cadres d'une rare pureté, pour ne citer que les églises romanes de la Haute Vallée de l'Ariège et du Couserans.
LES PRINCIPALES PROBLEMATIQUES DU DEPARTEMENT
Secteur primaire : - diminution du nombre d'agriculteurs et agrandissement de la taille des exploitations,
- passage à une production contingentée : diversification, innovation et qualité (développement des productions labellisées ou à connotation de terroir)
- organisation des productions en filières dynamiques,
- affirmation par la mise en place des contrats territoriaux
d'exploitation (CTE), et prochainement, des contrats d'agriculture durable (CAD) de l'agriculture comme enjeu majeur de l'entretien des paysages et des estives.
Secteur secondaire : - diversification des activités industrielles (électronique, agroalimentaire, biotechnologie)
- renforcement de la sous-traitance aéronautique
- structuration des productions en pôles d'activité industriels (Z.I. de Saint-Girons, Z.I. de Pamiers, Delta Sud),
- politique engagée de reconversion des sites où prédomine actuellement l'industrie de l'aluminium (Péchiney) en phase de restructuration,
- organisation de la coopération interentreprises par la mise en place de systèmes productifs locaux (SPL) dans les secteurs forêt – bois – papier (Couserans) et textile (Pays d'Olmes).
Secteur tertiaire : - déclin du commerce en centre-ville et polarisation sur les principaux centres urbains (Pamiers - Foix - Saint-Girons),
- mise en place d'OMPCA à Saint-Girons, Saverdun, Mazères et Foix,
- développement limité des services aux entreprises et aux particuliers,
- expansion du tourisme vert (création d'hébergements et d'équipements de loisirs) et du tourisme industriel,
- organisation dynamique de la production touristique (accueil, information, promotion),
- grandes surfaces alimentaires arrivées à saturation en Ariège.
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
Nombre d'arrondissements : 3
- Foix (préfecture)
- Pamiers (sous-préfecture)
- Saint-Girons (sous-préfecture)
Nombre de cantons : 22
Nombre de communes: 332
Nombre et statuts des groupements de communes : 133 dont :
- 20 communautés de communes dont 4 à Taxe Professionnelle Unique (TPU)
- 90 SIVOM et SIVU
- 23 syndicats mixtes