Le département du Gard (5853 km 2) a une géographie très contrastée, organisée selon la forme d'un amphithéâtre, qui s'étale du sommet du Mont Aigoual ( 1565 m) au niveau de la mer (Le Grau du Roi). On distingue trois entités géographiques : la zone montagneuse des Cévennes, premiers contreforts du massif central, les garrigues, et enfin les zones de plaine.
Le climat, tempéré en hiver, connaît des épisodes très excessifs, notamment en été (fortes chaleurs) et en automne où les précipitations peuvent être très violentes et dangereuses - épisodes cévenols (septembre 2002 – 22 morts). La ville de Nîmes est d'ailleurs plus arrosée que Paris ( 762 mm contre 642 mm).
Desservi par de grands axes de communication autoroutiers (A 9, A 54), dont certains empruntent le tracé des voies romaines (voie domitienne), mais aussi par la ligne TGV, qui place Nîmes à 2h45 de la capitale, le département connaît un fort accroissement démographique.
Au dernier recensement (1999), le Gard compte 623.125 habitants, (106,5 hab/km 2), alors qu'il en comprenait 397.000 en 1954. Ce fort accroissement démographique est du à une immigration très importante, signe de l'attractivité du territoire (20% de la population n'habitait pas dans le département il y 10 ans).
La répartition de la population sur le territoire est très déséquilibrée, marquant une fracture importante entre les zones montagneuses des Cévennes (23 hab/km 2) et les zones de plaines. A l'exception de Nîmes (133.000 habitants), le département comporte plutôt des villes de moyenne importance.
Si le Gard reste le département le plus industriel de la région Languedoc-Roussillon, cette activité a connu un fort déclin en raison de la nature des industries présentes (textile, culture de la soie, activités minières). Il en demeure pas moins vrai qu'il existe des pôles d'excellences notamment dans le cadre de la recherche (centre nucléaire de Marcoule) ou des biotechnologies à Nîmes.
L'agriculture et l'agroalimentaire restent des activités prédominantes et dynamiques (le département ne compte pas moins de 10 produits agricoles bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée
– AOC -, il est également le premier producteur national d'asperges).
Le tertiaire représente 72% des emplois. Le poids des armées est tout à fait remarquable puisque Nîmes est la deuxième ville de garnison au niveau national après Paris.
Le taux de chômage (14%) reste très supérieur à la moyenne nationale et le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion est important. Le nombre de personnes non imposables est également significatif. Malgré une dynamique assez forte de création d'emplois dans le département, celle-ci reste insuffisante pour répondre à la demande, alimentée notamment par l'afflux démographique.
Doté d'une grande richesse patrimoniale (le pont du Gard est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco), de manifestations culturelles majeures (férias), d'une commune littorale (le Grau du Roi – 15 km de côtes) qui possède le port de plaisance le plus important d'Europe (Port Camargue), le département dispose d'atouts indéniables en matière de développement touristique. A noter également le rattachement de certaines communes au parc naturel régional des Cévennes.
Aigues-Mortes, Le Grau du Roi, Nîmes, Uzès sont des villes à forte attractivité touristique. En période estivale la population du département atteint 1 million d'habitants.
Principales problématiques du département :
- un territoire exposé aux risques naturels,
- des équilibres sociaux fragiles
- une gestion prévisionnelle des espaces naturels, ruraux et urbains insuffisante,
Réponses apportées :
- l'organisation du territoire face aux risques naturels (inondations récurrentes, feux de forêt) est une préoccupation majeure de la politique de l'Etat dans le département. Cette politique s'est notamment accélérée après les inondations de septembre 2002 (élaboration de plans de prévention des risques naturels (PPRI) - 277 communes concernées -, réalisation de schéma de cohérence territoriale). La maîtrise du foncier est absolument essentielle pour éviter d'ajouter dans des zones d'aléas de nouveaux enjeux (habitations, industries…)
- des travaux importants ont été engagés pour assurer la sécurité des ouvrages de protection (digues) et rationaliser les structures chargées de leur gestion (syndicats)
- l'intercommunalité est aujourd'hui quasiment achevée, cependant certaines zones doivent encore s'engager dans des démarches de structuration pour leur aménagement futur (schéma de cohérence territoriale)
- le développement d'un pôle universitaire important sur Nîmes et Alès est également un point essentiel pour le développement économique futur. Les diplômés de très haut niveau y trouvent les conditions nécessaires pour développer leurs talents dans le monde de l'entreprise, grâce à l'incubateur technologique de l'école des mines d'Alès, par exemple (105 entreprises ont ainsi été créés avec cette outil)
- l'accroissement de l'offre des meublés de tourisme constitue également une réponse à la diversification des activités économiques en milieu rural (58% des meublés de tourisme en région Languedoc-Roussillon sont situés dans l'arrière pays)
- l'aménagement routier s'avère nécessaire au désenclavement des zones de montagne :
- l'achèvement des travaux de mise à deux fois deux voies de la RN 106 contribuera à une meilleure desserte de la ville chef lieu d'arrondissement, Alès, et plus largement des Cévennes.
Organisation administrative
Nombre d'arrondissements, de cantons, de communes :
|
Arrondissements |
Nombre d'habitants en 1999 |
Nombre de cantons |
Nombre de communes |
|
Alès |
133 761 |
12 |
101 |
|
Nîmes |
457 769 |
24 |
177 |
|
Le Vigan |
31 595 |
10 |
75 |
|
TOTAL |
623 125 |
46 |
353 |
La coopération intercommunale :
Syndicats de communes : 280
Communautés de communes : 32
Communautés d'agglomération : 2 (Nîmes et Alès)