Les résultats du premier tour des élections régionales se traduisent par un constat inquiétant : plus d'un Français sur deux, et plus exactement 53,6 % de nos concitoyens, ne sont pas allés voter.
C'est un record absolu pour une élection régionale, en augmentation très sensible par rapport aux précédents scrutins de 1998 (42,3 %) et de 2004 (39,16 %).
Cette abstention-record traduit en fait la méconnaissance par les Français de la collectivité régionale : ils ignorent tout à la fois son rôle, ses compétences et ne connaissent pas les élus qui en assurent sa gestion.
Il nous faut à cet égard en tirer toutes les conclusions utiles : la réforme territoriale, voulue par le Président de la République pour simplifier l'organisation et les compétences de nos différentes collectivités locales, est plus que jamais nécessaire.
Il est en particulier indispensable de réformer le mode de scrutin et de mettre en place des modalités d'élection permettant aux Français de voter pour un conseiller régional ancré sur un territoire déterminé, qu'ils puissent enfin identifier et qui ne soit plus un élu « hors-sol » .
Tel est l'objet du projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux qui sera discuté dans les prochains mois au Sénat puis à l'Assemblée nationale et que je défendrai.
Les résultats des élections du 14 mars montrent très clairement qu'une élection au scrutin proportionnel ne permet pas d'établir le lien indispensable à la bonne compréhension du rôle d'une collectivité territoriale entre les électeurs et les élus.