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Service civique, l'engagement citoyen

Mis à jour le : 01/17/2012 08:01 AM

Les jeunes de 16 à 25 ans ont la possibilité d'effectuer un service civique dans les services de police et de gendarmerie. Objectif : être utile à la collectivité en participant à des missions de prévention, d'accueil du public et d'assistance aux victimes.

Depuis cet été 2011, les services de police et de gendarmerie expérimentent le service civique, un dispositif créé par la loi du 10 mars 2010, et qui permet à de jeunes volontaires, âgés de 16 à 25 ans, de s'engager dans une démarche citoyenne en donnant de leur temps à la collectivité. L'idée consiste à servir les valeurs de la République en effectuant une mission d'intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, environnemental, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel. Le service civique peut également concourir aux missions de défense, de sécurité civile ou de prévention.

Les engagés du service civique ne participent pas à l'activité opérationnelle des services. Ils ont exclusivement un rôle d'assistance à l'accueil et à l'information du public, des victimes ainsi qu'à leur accompagnement dans les locaux. Les jeunes du service civique peuvent aussi être mobilisés pour certaines actions de prévention de la délinquance, en participant par exemple à la détection des personnes bénéficiaires de l'opération "tranquillité seniors", en distribuant des plaquettes d'information pour l'opération "tranquillité vacances", ou en accompagnant les policiers ou les gendarmes en milieu scolaire pour les assister dans les opérations de sensibilisation "sécurité-école", "drogue" ou "prévention routière".

Tous les candidats bénéficient d'une formation préalable de cinq jours, pour découvrir le milieu policier ou militaire, l'organisation judiciaire et les infractions pénales. S'y ajoutent une formation aux premiers secours et une formation civique et citoyenne. Un tuteur est chargé de préparer le volontaire à sa mission et de l'accompagner pendant celle-ci. Les engagés du service civique sont identifiables par un tee-shirt marqué "service civique".

Les candidats doivent être déclarés aptes par le médecin de l'administration. Ils signent ensuite, avec le préfet, un contrat d'engagement de service civique décrivant la mission, dont la durée hebdomadaire est comprise entre 24 et 48 heures, et répartie au maximum sur six jours. L'engagement de service civique est rémunéré, la somme pouvant être majorée pour les étudiants boursiers ou les bénéficiaires du RSA. S'y ajoutent, par ailleurs, une prise en charge des frais de transports, d'alimentation ou de logement.
A l'issue du service civique, un document décrivant les activités exercées et les aptitudes, connaissances et compétences acquises, est remis au volontaire.

Vincent dans un commissariat de police

Vincent, 20 ans, a été recruté par le DDSP du Val d'Oise et affecté le 1er septembre dernier en appui du service d'aide aux victimes et à l'accueil du public au commissariat de Cergy. Vincent apporte ainsi une plus-value au commissariat, en se concentrant sur l'accueil du public et en consacrant une partie de son temps à l'écoute des victimes : "Une mission en quelque sorte "sociale" qui me permet d'être le maillon dans tout le processus de suivi d'une victime."

Sous contrat d'une durée de six mois, renouvelable une fois, Vincent a d'autre part décroché le concours de gardien de la paix en avril dernier et attend sa date d'intégration en école de police. Cette expérience de service civique le conforte dans ses choix professionnels : "Ici, avec cette activité, je touche de très près au quotidien de policier en observant l'énorme travail accompli par chacun. Je me familiarise aux différents métiers et services de la Police nationale et découvre l'importance d'établir un premier contact de qualité avec les victimes qui se rendent au commissariat. C'est une chance de pouvoir rendre service à la population tout en vivant une telle première expérience professionnelle. Je conseille à tous les jeunes de se lancer dans l'aventure."

Élodie dans une brigade de gendarmerie

À 22 ans et son bac pro services de proximité et vie locale en poche, Élodie voulait s'investir dans le domaine social. Une amie entend parler du service civique et lui en fait part. Elle dépose aussitôt sa candidature, passe un entretien et la voilà, depuis le 30 août, affectée au sein de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de Valenciennes (Nord).

Ses missions : participer à des actions de prévention en milieu scolaire et associatif, accompagner les militaires de la BPDJ au cours de leurs contacts avec le public ou dans les réunions avec les partenaires, et enfin travailler à l'élaboration de supports pédagogiques au sein de l'unité. L'élargissement du service civique au sein des forces de sécurité, effectif depuis juin, est une aubaine pour la jeune femme, qui envisage de passer le concours de sous-officier de gendarmerie. "Ce service civique est l'occasion pour moi d'avoir une première expérience professionnelle dans le domaine social et de mettre en pratique ce que j'ai appris au cours de mes études. Et ce sera également une bonne préparation au concours", explique-t-elle. Comme chaque engagé, Élodie est accompagnée dans son projet et ses missions par un tuteur. Il s'agit d'un adjudant-chef adjoint au commandant de la BPDJ.

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