La tempête Xynthia des 27 et 28 février 2010 a touché le littoral vendéen et charentais, faisant 53 morts et 200 blessés. 500 000 personnes ont vu leurs habitations endommagées, voire détruites, 2 000 ont été relogées ou déplacées, 800 000 personnes ont été privées d'électricité et plus de 30 000 hectares ont été inondés. Les dommages s'élèvent à 2.4 milliards d'euros dont 58 % dans les communes du littoral de Vendée et de Charente-Maritime.
Cette tempête a été la conjonction exceptionnelle de grandes marées, d'une dépression météorologique et de l'approche, de nuit, d'une tempête hivernale. Grâce à la qualité des prévisions météorologiques, des moyens de secours ont été positionnés en amont de l'événement, dès le 27 février au matin.
Durant l'événement, les sapeurs-pompiers et les militaires de la sécurité civile sont intervenus 33 350 fois, de jour comme de nuit, pour sauver de nombreuses personnes immobilisées par la montée brutale des eaux. Dix hélicoptères de la sécurité civile ont été mobilisés durant près de 180 heures de vol. L'un d'eux à La Rochelle a permis de libérer, à lui seul, 36 personnes prisonnières de la tempête. Les ESOL ont déployé toute la gamme de savoir-faire, avec les machines de pompage à haut débit (1.5 M³ par seconde) accélérant le retour à la normale avec 1 700 000 M³ pompés.
Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe, l'Union européenne est intervenue au travers du Fonds de solidarité de l'Union européenne (FSUE) à hauteur de 35.636 millions d'euros délégués en gestion, par le Secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR) Poitou-Charentes, aux préfectures de Charente-Maritime et de Vendée, au ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire (MAAPRAT), au ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL), à la direction de la modernisation et de l'action territoriale (DMAT) et à la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) ; pour financer des opérations portées par les communes, les conseils généraux et régionaux, des établissements publics et l'État.
Les opérations de secours de la DGSCGC ont été remboursées à hauteur de 2 588 557.21 euros.
C'est la sixième fois que le FSUE intervenait en France depuis sa création en 2002, dépassant le seuil de 200 millions d'euros d'interventions.