L'identification des victimes de catastrophes est une opération délicate, pluridisciplinaire qui ne peut être effectuée avec des chances de succès que si elle a été organisée avec soin.
L'unité gendarmerie d'identification des victimes de catastrophes (UGIVC) de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) situé à ROSNY-SOUS-BOIS (93) est destinée à apporter son concours à toute autorité confrontée à une catastrophe ou à une affaire judiciaire pour lesquelles le nombre de victimes est important et dont les corps sont particulièrement dégradés.
Disponible en permanence, l'UGIVC adapte ses moyens en personnes et matériels au contexte événementiel, lui permettant ainsi d'assurer tout ou partie de l'identification. Elle peut à ce titre s'adjoindre la participation d'autres experts de l'Institut (balistique, automobile, incendies...).
L'identification nécessite le relevage des corps et des objets ou débris associés, le recueil de renseignements ante mortem auprès des familles de victimes, des médecins et dentistes traitants, et l'examen médico-légal des corps. Les données ante mortem et post-mortem doivent ensuite être comparées pour permettre l'identification des victimes.
L'UGIVC peut également faciliter le travail d'équipes d'identification étrangères en recueillant en leur lieu et place les renseignements ante mortem concernant les victimes résidant sur le territoire national.
Depuis sa création, en 1992, l'unité est intervenue dix neuf fois, dont cinq à l'étranger. Elle a dû faire face à des situations aussi variées que la catastrophe aérienne du Mont Saint Odile, le carambolage autoroutier de MIRAMBEAU, l'affaire de l'ordre du temple solaire, l'incendie du tunnel du Mont Blanc et l'accident aérien du Concorde survenu à GONESSE le 25 juillet 2000.
La police nationale dispose d'une unité similaire l'unité police d'identification des victimes de catastrophes (UPIVC). En cas d'événements majeurs, l'unité nationale d'identification des victimes de catastrophes (UNIVC), regroupant l'UGIVC et l'UPIVC, est mise en œuvre comme cela s'est produit pour l'incendie du tunnel du Mont Blanc et l'accident aérien du Concorde.