Le médicament est le partenaire incontournable du médecin dans le combat contre la maladie.
Il a une vocation exclusivement thérapeutique.
C'est la prescription médicale qui détermine le produit et le dosage à utiliser.
Or, on constate une dérive dans la consommation des médicaments, soit par « automédication » -prise sans aucun contrôle médical de produits en vente libre-, soit par détournement de l'usage initial de médicaments contenant des principes actifs proches de ceux contenus dans des produits stupéfiants.
La France arrive au premier rang mondial dans la délivrance de médicaments psychotropes (qui agissent sur le système nerveux central).
Certains médicaments couramment prescrits par les médecins depuis le début du siècle pour lutter contre les troubles du sommeil ont été classés stupéfiants au vu de leur consommation croissante dans un but toxicomaniaque.
On peut ainsi évoquer :
- les médicaments à base d'opium ou de ses dérivés que certains héroïnomanes en manque consomment en quantités impressionnantes ;
- les antidépresseurs utilisés comme stimulants intellectuels ;
- les benzodiazépines, prescrits comme calmants de l'angoisse et comme somnifères qui sont également consommés par des toxicomanes pour atténuer les symptômes de l'état de manque.
Ces pratiques ont de graves conséquences : effets nocifs et incontrôlés sur la santé (pouvant conduire à des surdoses médicamenteuses mortelles). Elles ont certainement une incidence sur les accidents de la route et du travail et peuvent entraîner une dépendance psychique forte.
Même à faible dose, l'association médicaments, alcool ou stupéfiants est un cocktail très dangereux.