Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales
Page d'accueil Plan du site Contact Flux RSS Imprimer cette page

L'héroïne

Mis à jour le : 10/01/2009 04:17 PM

De l'opium à l'héroïne
Les aspects de l'héroïne
Les effets de l'héroïne
Les dangers de l'héroïne

De l'opium à l'héroïne

L'opium est un suc (latex) extrait par incision des capsules du pavot à opium, plante connue depuis l'Antiquité.

Les principaux pays de culture illicite de cette plante se situent en Asie, principalement  en Birmanie et en Afghanistan, mais également en Amérique Latine (Mexique, Colombie).

A partir de l'opium, on extrait chimiquement la morphine et l'héroïne. La diacétylmorphine est le nom scientifique de l'héroïne  qui est un stupéfiant semi synthétique.

Les aspects de l'héroïne

L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre fine plus ou moins granuleuse, de couleur blanche, beige ou brune.

Les héroïnomanes l'achètent sous forme de doses empaquetées de façons diverses (« képas » ou « sedo »). Chaque dose pèse environ un quart de grammes et contient 10 à 40 % d'héroïne. Cette drogue est en effet «  coupée » avec des produits très divers : caféine, mannitol, lactose, talc, bicarbonate, paracétamol, et même lessive, etc.

Les effets de l'héroïne

L'injection d'héroïne provoque immédiatement une réaction aiguë, intense et euphorique d'un bien-être artificiel : c'est le « flash ». Puis, suit une phase de relaxation, de détente et une sensation de repli sur soi : c'est la «planète ».

La dépression qui fait suite à l'usage est très intense et profonde, c'est la  «descente ».

La voie injectable est longtemps restée le principal mode de consommation de l'héroïne. Depuis ces dernières années,  elle est surtout « sniffée » (aspirée par le nez)  et parfois fumée ou inhalée.

Les dangers de l'héroïne

En répétant les prises d'héroïne, l'usager ne parvient à s'en passer que très difficilement. Il devient rapidement dépendant psychologiquement et physiquement. On dit qu'il est accroché ou «accro ». Le produit prend alors une place centrale dans sa vie. A la dépendance s'ajoute la tolérance : c'est la diminution des effets ressentis et la nécessité d'augmenter les doses pour retrouver la sensation initiale.

Lorsque l'usager d'héroïne n'a pas la possibilité de s'injecter la dose dont son organisme a besoin, c'est le « manque ». Il ressent alors des spasmes, des douleurs musculaires, des crampes abdominales, des diarrhées et une forte angoisse.

La consommation d'héroïne conduit à une perte d'appétit et des insomnies, une baisse d'activité et d'intérêt pour l'existence. A terme, apparaissent des troubles organiques importants : malaises intestinaux et urinaires, hémorragie, affections des poumons, maux dentaires, infections sanguines, etc.

Le risque de surdose est possible : il peut être lié à l'état général de la personne, à la quantité du produit, à sa trop grande pureté ou même à la reprise d'une consommation après l'avoir abandonnée.

La surdose se manifeste par une dépression respiratoire pouvant conduire à la mort.

En outre, les seringues non désinfectées utilisées lors de l'injection du produit  peuvent être un facteur important de la contamination par les virus du VIH  ou des hépatites B et C.

La consommation d'héroïne est fréquemment révélatrice d'un mal être et correspond à la recherche d'un oubli de ses souffrances. Elle conduit la plupart des consommateurs à la précarité et la marginalisation et à la délinquance.

Il s'agit toujours d'une impasse, dont on ne prend souvent conscience que lorsque l'on est devenu dépendant.

Service Public Legifrance http://www.gouvernement.fr