La phencyclidine
Appelée PCP, Angel Dust, cyclone, ce produit a été retiré du marché en raison de la fréquence de son utilisation toxicomaniaque et des troubles physiques et psychiques graves que son usage entraînait : dépression respiratoire, hallucinations, violente agitation, hyperthermie.
Il se présente sous forme de poudre blanchâtre, de cristaux et de comprimés qui peuvent être ingérés ou fumés (associés avec de la marijuana et surnommés alors « duster »).
Ses effets sont immédiats, persistent plusieurs heures et rendent l'usager insensible à toute perception extérieure ; le risque de « flash back » est fréquent. Son usage en France reste marginal.
Le GHB (ou Gamma OH)
Gamma Hydroxybutyrate utilisé notamment par les médecins accoucheurs dans les années 60, le GHB a fait l'objet à partir de la fin des années 80 aux Etats-Unis, d'un usage dans les milieux culturistes en raison de ses propriétés supposées améliorer des performances musculaires par augmentation du taux d'hormones de croissance.
Il est apparu en EUROPE en 1996. Ses effets sont proches de ceux de l'ecstasy.
On le surnomme d'ailleurs « ecstasy liquide » dans certaines soirées car il est souvent présenté sous forme d'un liquide contenu dans des fioles opaques. On le trouve également sous forme de granulés ou d'une poudre cristalline à diluer ou à boire. Il entraîne un état proche de l'ivresse, une perte des repères et une forme d'amnésie.
Son utilisation est parfois suivie d'agressions sexuelles non consenties. Les effets sont rapides, la victime se trouve totalement sous l'emprise de son violeur et ne se souviendra même plus de ce qu'elle a pu subir. On surnomme aussi le GHB « la drogue du viol ». Mais elle semble être assez rarement utilisée en France à cette fin. Mélangé à l'alcool, il peut conduire à un coma. Ce produit a été classé stupéfiant en 1999.
La kétamine
Surnommée «KET», «Spécial K», «Vitamine K » ou encore « KIT KAT », la kétamine est un anesthésique vétérinaire et humain qui se présente sous forme d'une poudre blanche à brunâtre ou d'un liquide incolore. Elle se consomme prisée, diluée dans une boisson, voire administrée par voie intra musculaire. On la trouve également en comprimés avec logos décoratifs faussement présentés comme des pilules d'ecstasy.
La kétamine déconnecte de la réalité : ses effets, dits « dissociatifs », persistent plusieurs heures et le consommateur est l'objet d'hallucinations avec l'impression de «sortir de son corps» et de flotter dans l'espace. Puis il connaît une grande angoisse et des attaques de panique. Des paralysies temporaires et des accidents cardiaques ou respiratoires peuvent également apparaître en cas de forte consommation.
Classée stupéfiant depuis 1997 et limitée à l'époque à un milieu très restreint d'usagers, la kétamine semble aujourd'hui élargir son cercle de diffusion à l'occasion de rassemblements techno.