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La drogue, qu'est-ce que c'est ?

Mis à jour le : 11/13/2006 12:45 PM

On doit plutôt dire les drogues car leur composition et leurs effets sont très divers.

Les drogues sont des substances naturelles ou obtenues par synthèse chimique ou manipulation génétique.

Ces produits appelés « psycho actifs » modifient, lorsqu'ils sont absorbés, une ou plusieurs fonctions physiques ou mentales de l'organisme et provoquent des troubles du comportement.

Face à la consommation des drogues, personne n'est à égalité : un produit qui aura peu d'effets sur l'un pourra entraîner sur un autre de graves dommages, en fonction de la vulnérabilité psychique ou physiologique de chacun.

Les effets et les dangers varient selon les drogues elles-mêmes mais aussi selon les degrés de consommation. Pour certains produits, un usage isolé n'aura pas nécessairement et immédiatement des inconvénients graves pour la santé alors qu'un usage répété pourra entraîner des problèmes physiques ou mentaux et risquera d'évoluer vers la dépendance.

Certains stupéfiants (comme par exemple le crack et l'héroïne) peuvent très rapidement entraîner une forte dépendance avec de grandes difficultés psychiques et physiques pour se passer de la prise du produit.

D'autres, comme les produits de synthèse (ecstasy, amphétamines, etc.) peuvent être dangereux dès la première fois, d'autant que l'on n'en connaît pas toujours la composition exacte. D'autres encore entraînent des hallucinations qui peuvent conduire à des comportements incohérents suivis d'accidents (LSD, champignons hallucinogènes, cannabis fort, etc.).

Si certaines drogues n'entraînent une dépendance que chez une minorité d'usagers, il faut garder à l'esprit que la plupart des toxicomanes dépendants ont, au début, fait un usage des produits qu'ils pensaient pouvoir contrôler. La drogue place donc celui qui l'utilise, même par simple curiosité, dans une situation qui comporte des risques immédiats ou à venir.

Les risques d'une évolution vers la dépendance sont les plus élevés lorsque l'on imagine trouver dans un produit le moyen d'échapper à ses difficultés de vie ou de communication avec les autres. Le recours à la drogue comme solution à ses problèmes est alors un piège d'autant plus grand que celle-ci va éloigner son utilisateur des réalités dont il souffre et qu'il y trouvera donc une sorte de satisfaction.

On distingue deux types de dépendances :
· la dépendance physique : elle se caractérise par des signes qui constituent l'état de manque lorsque l'on cesse d'absorber le produit : tremblements, crampes, nausées, effet de chaud et froid, douleurs articulaires ou abdominales, diarrhées, démangeaisons, etc.
· la dépendance psychique : c'est le besoin psychologique de réitérer la prise du produit. L'arrêt de la consommation entraîne un sentiment plus ou moins profond de malaise, de dépression ou d'angoisse.

Cependant, dans les deux cas, le résultat final est identique : c'est la nécessité de continuer à consommer les drogues.

L'état de dépendance s'accompagne souvent de tolérance : il s'agit d'un phénomène qui conduit à augmenter les doses de produit pour obtenir le même effet initial.

La prise de certaines drogues peut entraîner une surdose, c'est-à-dire l'absorption d'une quantité et/ou d'une qualité de produit que l'organisme ne peut supporter. C'est parfois le cas avec l'héroïne, certains produits de synthèse ou médicaments, particulièrement lorsqu'ils sont mélangés à de l'alcool. La mort peut alors survenir très rapidement.

Mais il convient de ne pas centrer trop exclusivement le problème des stupéfiants sur la dépendance car la consommation des drogues met également en cause la vie en société, sa propre sécurité et celle des autres. Ainsi, les personnes qui consomment du cannabis, d'autres stupéfiants, certains médicaments ou qui abusent de l'alcool sont à l'origine de nombreux accidents de la route ou du travail, graves ou mortels.

Elle peut également contribuer aux échecs dans la vie scolaire, professionnelle, familiale ou  même sentimentale.

La délinquance induite tenant soit aux comportements sous l'effet du produit, soit au coût de la consommation (vols, rackets scolaires, etc.) reste forte et les études montrent qu'en moyenne, les consommateurs de stupéfiants commettent deux fois plus de délits que les autres.

La consommation n'est que le revers de la médaille du trafic et les gains très importants des trafiquants ne sont jamais que l'addition des sommes versées par les consommateurs. En ce sens, la demande reste un moteur très puissant du trafic ainsi que du développement des économies souterraines.

La consommation de drogues n'est donc pas qu'une affaire de liberté individuelle mais implique une responsabilité vis-à-vis des autres et de la société. C'est pourquoi, elle justifie d'être prise en compte par la règle de vie sociale qu'est la loi.

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