La mémoire des courses et jeux

La mémoire des courses et jeux
7 février 2020

C’est un peu le disque dur du service des courses et jeux. La documentation générale est chargée de collecter l’ensemble des informations envoyées par les divisions, concernant les casinos, les hippodromes, les clubs de jeux, et les points de vente de la Française des jeux (FDJ) et du pari mutuel urbain (PMU).


« Cela représente 250 000 dossiers sur le serveur, annonce le chef de la section documentation générale. Toutes les personnes travaillant dans le secteur des jeux d’argent, et qui pour cela font l’objet d’une enquête avant agrément, sont concernées : des croupiers aux cadres des casinos, en passant par les fournisseurs de matériels, les sociétés de maintenance et bien sûr les propriétaires ou gestionnaires des points de vente PMU et FDJ ». Le fichier informatique courses et jeux (FICOJ) intègre également l’ensemble des personnes faisant l’objet d’une interdiction de jeux pour trois ans, - 39 000 actuellement -, qu’elles soient volontaires ou interdites de jeux administratifs à la suite d’une infraction.

« Il faut savoir que, conformément à la loi informatique et liberté et aux recommandations de la CNIL, nous ne conservons pas les données ad vitam aeternam. Des délais nous sont imposés en fonction de la nature de la fiche. Ainsi, pour une personne interdite de jeux, si celle-ci a été enregistrée le 1er novembre 2019, il y aura suppression automatique de sa fiche, le 1er novembre 2022 ».

Depuis trois ans, la documentation générale est chargée d’établir le bilan statistique annuel des casinos, qui recense l’activité et les résultats de l’ensemble des 202 établissements répartis sur le territoire. « Ce document attendu par toute la profession, par nos correspondants des courses et jeux ainsi que par Bercy, donne la température de l’année coulée dans le monde des casinos ».

Enfin, la section procède actuellement à la numérisation des procédures judiciaires liées au monde des Jeux. « Il arrive de plus en plus souvent qu’un magistrat nous demande de lui faire parvenir l’ensemble d’une procédure dans l’urgence, lors d’une garde à vue par exemple. Le service souhaite donc numériser l’ensemble des affaires afin de gagner du temps et répondre dans les meilleurs délais aux demandes de la Justice. »

Frank Canton