Pourquoi créer la police de sécurité du quotidien ?

Pourquoi créer la police de sécurité du quotidien ?
10 février 2018

Alors que le sentiment d'insécurité des français augmente et que les policiers et les gendarmes expriment une certaine lassitude, le Président de la République a souhaité placer le service du citoyen au cœur du métier de gendarme et de policier.


C'est pourquoi, le ministre d’État, ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a lancé en fin d'année 2017 la police de sécurité du quotidien.

Cette réforme a été élaborée grâce à la forte mobilisation des policiers et gendarmes et des acteurs de terrain, qui ont pu exprimer leur avis et leur ressenti dans un questionnaire individuel électronique. Des réunions de proximité sur l'ensemble du territoire ont également été organisées du 28 octobre au 10 décembre 2017.

Ainsi, ce sont 70 057 réponses au questionnaire, plus de 500 réunions dans les départements et 150 contributions nationales adressées par les syndicats, universitaires, entreprises et associations d'élus qui ont été analysées pour donner corps à la police de sécurité du quotidien.

Une volonté de se recentrer sur le cœur de métier des policiers et des gendarmes

Les policiers et les gendarmes estiment à 74 % que les tâches indues empiètent sur leurs missions essentielles, et 73 % d'entre eux jugent que les missions administratives les éloignent du terrain. Ils souhaitent se recentrer sur le cœur de métier des forces de l'ordre.

Par ailleurs, pour réellement faire reculer les incivilités du quotidien, les forces de l'ordre indiquent manquer de moyens. En effet, 78 % des personnels ayant répondu au questionnaire déclarent qu'ils n'ont pas les moyens juridiques pour agir, 70 % estiment que les condamnations judiciaires ne sont pas assez dissuasives, 68 % pointent un manque de personnel et 66 % soulignent que les procédures sont trop complexes.

Ils déclarent également ressentir une baisse de confiance des Français à leur égard.

Des propositions pour faire évoluer la situation

Pour résoudre ces problèmes, la police de sécurité du quotidien s'appuie sur plusieurs propositions issues de la consultation :

  • Rendre les condamnations judiciaires et les mesures répressives plus dissuasives
  • Développer davantage la coopération avec les polices municipales
  • Accroître la participation des habitants à leur propre sécurité
  • Simplifier la procédure pénale
  • Réduire les tâches administratives
  • Développer les démarches en ligne
  • Améliorer l'accueil des victimes
  • Disposer de plus de temps au contact avec la population
  • Donner plus d'autonomie aux acteurs de terrain

Ces propositions ont permis de dégager cinq axes pour une nouvelle stratégie d'action.

Cinq axes pour une nouvelle stratégie d'action

Gérard Collomb les a présentés le 8 février 2018, lors du lancement officiel de la police de sécurité du quotidien, en présence de nombreux policiers et gendarmes.

La police de sécurité du quotidien se dessine ainsi :

  • Une Police et une Gendarmerie aux ambitions retrouvées
  • Une Police et une Gendarmerie respectées
  • Une Police et une Gendarmerie sur-mesure
  • Une Police et une Gendarmerie connectées
  • Une Police et une Gendarmerie partenariale