Une police et une gendarmerie connectées

Une police et une gendarmerie connectées
10 février 2018

De nouveaux outils pour intégrer la révolution numérique, au service des forces de sécurité comme des citoyens.


La Police de Sécurité du Quotidien s’appuie sur les nouvelles technologies, à la fois pour l’action courante des forces de sécurité, mais également pour lutter contre les cybermenaces. Les usagers pourront également profiter de services dématérialisés qui faciliteront leurs démarches.

Gagner en temps et en efficacité

D’ici à la fin de l’année 2020, 60 000 tablettes « Neo » seront déployées dans la gendarmerie et 50 000 dans la police. Cet équipement leur permettra de travailler de manière plus efficace et directement sur le terrain, alors que certaines opérations nécessitaient auparavant de joindre ou de retourner physiquement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie.

Les forces de sécurité gagneront du temps, notamment pour les contrôles d’identité (interrogation des fichiers en direct), le recueil de renseignements ou encore l’établissement de procès-verbaux électroniques. Policiers et gendarmes seront également dotés d’ici 2019 de 10 000 caméras-piétons, qui permettront un contact plus serein avec la population.

Lutter contre les cybermenaces

A l’occasion du Forum international de la Cybersécurité le 23 janvier 2018, le ministre de l’Intérieur a lancé l’élaboration d’une feuille de route cyber, visant à prévenir les cybermenaces, gérer les cybercrises et lutter contre la cybercriminalité.

Pour atteindre cet objectif et mener à bien cette nouvelle stratégie, plus de 800 cyberpatrouilleurs seront recrutés sur le quinquennat, notamment pour lutter contre le dark web. Les forces de sécurité devront également être en capacité de développer des outils innovants pour préfigurer la police et la gendarmerie du futur. Cela passe par le développement de logiciels d’anticipation et d’analyse décisionnelle, mais aussi de traitement des images de vidéo-protection.

Faciliter les démarches des usagers

Dès 2018, le système de pré-plainte en ligne sera étendu, notamment aux faits de discrimination, et la possibilité de déposer plainte en ligne sera expérimentée. Ces mesures vont permettre à la fois aux usagers de gagner du temps et de diminuer le nombre de déplacements dans les commissariats. Ce dernier point permettra de dégager plus de temps d’enquête sur le terrain.

Un accès numérique aux forces de police et de gendarmerie sera également mis en place avec le lancement en février 2018 de la « Brigade numérique », plateforme ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et traduite en plusieurs langues. Cet espace permettra une meilleure orientation et un meilleur renseignement des usagers.

Enfin, une plateforme de signalement spécifique aux faits de violences sexuelles et sexistes sera mise en œuvre pour faciliter le dépôt de plainte. En effet, les plaintes pour viols ou agressions sexuelles ont augmenté respectivement de 12 et 10 % et seulement une personne sur 10 porte plainte après ce type d’agression.