Une police et une gendarmerie respectées

Une police et une gendarmerie respectées
10 février 2018

Le manque de respect de la part d'une partie de la population est fortement ressenti par les forces de l'ordre.


Un des volets de la police de sécurité du quotidien a pour but d'améliorer leur image en montrant que l’État protège ses forces et leur donne les moyens de mener à bien leurs missions.

Un État qui protège ses forces

Nombre de gendarmes et policiers ressentent un manque de respect envers l'uniforme. Au quotidien, les insultes et les agressions se multiplient et les forces de l'ordre ne se sentent pas soutenues. Pour que nos forces de police et de gendarmerie puissent travailler sereinement et en confiance, la réforme vise à rendre les sanctions effectives pour les auteurs d'agressions contre les forces de sécurité et de secours.

De plus, de nouvelles mesures seront prises pour conserver l'anonymat des agents dans les procédures et toute mise en cause injustifiée d'un personnel ou "fake news" remettant en cause l'action des forces de sécurité occasionnera une réaction systématique du représentant de l’État.

Dans le même temps, les forces de l'ordre doivent se montrer exemplaires et tout manquement au code de déontologie et à l'usage proportionné de la force publique sera sanctionné.

Enfin, de nouvelles mesures seront mises en place pour mieux prévenir les suicides. Un plan de prévention prévoit :

  • l'amélioration de la coordination entre les acteurs : encadrement et médecins de prévention
  • le renforcement des dispositifs de soutien psychologique d'accompagnement des policiers et des gendarmes
  • la densification des modules de formation relatifs à la gestion du stress et des crises, et à la détection des signaux de fragilité

Des moyens supplémentaires

Le manque d’équipements nécessaires à l’action est fortement ressenti par les forces de l'ordre, estimant même que leur environnement de travail peut porter préjudice à leur action. Les jeunes policiers et gendarmes sont particulièrement marqués par le manque de moyens.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a dévoilé en janvier 2018 un plan immobilier triennal ambitieux, à hauteur de 900 millions d'euros. Des opérations de rénovation, pour les commissariats et brigades mais aussi près de 80 constructions.

L'équipement des forces est aussi au cœur du plan d'action. Ainsi, 150 millions d'euros par an pour la police et 143 millions d'euros pour la gendarmerie seront destinés à l'achat de véhicules, de protections (tenues, gilets pare-balles...) et d'armes.

Une formation remodelée

Parce que nos forces ne sont pas assez préparées à la réalité du terrain, les modules de formation initiale et continue seront densifiés et harmonisés entre la police et la gendarmerie et entre les échelons hiérarchiques.

L'accent sera mis sur le contact de proximité et le contact numérique pour la gendarmerie et sur la connaissance de l'environnement local, les échanges avec la population et le recueil de renseignement opérationnel pour la police.