Historique de l’alerte

14 mai 2018

Découvrez d’où viennent ces sirènes que l’on entend chaque premier mercredi du mois à midi et pourquoi le cycle d’une sonnerie est d’1 minute et 41 secondes.


Toute une histoire

En France, depuis la seconde guerre mondiale, les sirènes ont progressivement remplacé le tocsin (sonnerie de cloches à coups redoublés). A partir de 1948, le Réseau national d’alerte (RNA), réseau de sirènes majoritairement implantées le long des frontières terrestres, rempli la fonction d’alerte des populations. Hérité de la défense passive, c’est à dire de la protection des populations en cas de guerre, il est tout d’abord conçu comme un outil de réponse à la menace aérienne.

Avec la guerre froide, le déploiement des sirènes s’accélère. Aujourd’hui, le réseau est toujours en partie géré par l’armée de l’air en raison de l’élément «Agression aérienne » initialement pris en compte, mais cet outil est également utilisé pour prévenir la population d’un sinistre de sécurité civile, d’origine naturelle ou technologique.

La diversification des risques a nécessité une modernisation de l’alerte. La mise en place du système d’alerte et d’information des populations (SAIP) a été l’occasion de revoir l’implantation des sirènes afin de mieux prendre en compte les nouvelles natures de risques et répondre de manière plus pertinente aux besoins actuels de la population.

Le signal d’alerte

Le signal doit être clairement audible et mobilisateur sans être anxiogène. Limiter à 3 répétitions du cycle d’1 minute et 41 secondes permet donc de le percevoir efficacement tout en évitant de générer un stress supplémentaire à une population déjà soumise à une crise.

Mais pourquoi une alerte d’1 minute et 41 secondes exactement ?

A l’origine, le signal était d’1 minute. Cette minute correspondait à la limite technique des sirènes électromagnétiques qui risquaient de disjoncter si elles tournaient trop longtemps. Les 41 secondes correspondent au délai technique de montée et descente de la sirène.

signal-orsec