Mardi 15 février 2011, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, était l'invité de Christophe Barbier sur LCI. Lors de cette entretien, il est notamment revenu sur les conclusions des rapports d'enquête de l'IGPN et de l'IGGN relatifs à l'affaire Laetitia, puis il a réagi à l'afflux de migrants tunisiens survenu le week-end dernier sur les côtes italiennes.
Nous parlons d'un drame abominable, le meurtre de cette jeune Laetitia qui a ému, à juste titre, chacun de nous, et tous nous compatriotes
a commencé par souligner Brice Hortefeux, en soulignant "l'indignation profonde" éprouvée par le chef de l'Etat dans cette affaire.
Revenant sur les rapports d'enquête de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) qui viennent de lui être remis, le ministre de l'intérieur a indiqué que "ces enquêtes ont conclu qu'il n'y avait pas eu de faute personnelle mais des défaillances dans la transmission de certaines informations".
Il a affirmé que les recommandation de ces rapports, notamment celui de l'IGPN, seront appliquées "scrupuleusement et méthodiquement". Concrètement, il s'agit de :
Brice Hortefeux a également rappelé les mesures d'action immédiate prises conjointement avec le garde des Sceaux Michel Mercier, et plus particulièrement :
Interrogé sur les migrants tunisiens qui se sont rendus, ces trois derniers jours, sur l'île de Lampedusa en Italie, Brice Hortefeux a rappelé :
Face à cette situation, Brice Hortefeux a indiqué que les initiatives seront prises "avec l'ensemble de l'Europe".
Concernant l'envoi éventuel de policiers français et italiens pour aider les Tunisiens à juguler ce flux migratoire, le ministre de l'intérieur a répondu que"les Tunisiens ne l'ont pas souhaité", en rappelant que "e n'est ni l'intérêt de la Tunisie, ni de l'Europe que d'encourager les migrations clandestines".