31.08.2004 - Mosquée de Paris

31 août 2004

Allocution de Dominique de Villepin à la Mosquée de Paris


Permettez-moi de vous dire l'émotion qui est la nôtre de pouvoir participer à cette invocation. Je le dis bien sûr au nom des familles de nos deux compatriotes, Christian Chesnot et Georges Malbrunot. L'émotion d'être ici avec l'ensemble des représentants du Conseil Français du Culte Musulman, des imams de France, dans ce lieu si prestigieux et si symbolique de la Grande Mosquée de Paris. La France, notre pays, est dans l'épreuve. Et la mobilisation, le rassemblement qui est le vôtre nous touchent infiniment. L'unité que vous incarnez et que vous manifestez, c'est notre bien le plus précieux en ces instants.

C'est l'image de cette France rassemblée autour de ces valeurs, autour de ces idées, d'une France qui ne cesse de défendre des principes : le droit, la justice, la défense de la souveraineté des peuples, la paix. Tous ensemble, nous défendons et nous incarnons ces valeurs.

Et devant la situation de nos deux compatriotes, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, dans la peine, et bien c'est tout naturellement que nous nous retrouvons ensemble, pour témoigner de ce qui nous lie par-dessus tout à cette terre, à cette histoire de France.

Et je n'ai qu'un voeu ici aujourd'hui, c¹est que ce message que vous venez d'exprimer, cette invocation, par-delà les terres et les mers, ce message qui touche tant de coeurs dans le monde, dans le monde arabe, au sein des peuples musulmans, touche aussi le coeur des ravisseurs de nos deux compatriotes. Ce message, je le sais, il est appuyé par notre peuple tout entier.

Je vous remercie.