Insécurité et délinquance en 2018 : premier bilan statistique

31 janvier 2019
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Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) publie sa 3e édition du bilan statistique « Insécurité et délinquance », pour l’année 2018. Cette analyse des faits de délinquance enregistrés par la police et la gendarmerie en 2018 permet de dresser un tout premier bilan de l’évolution de l’insécurité en France, par rapport à l’année 2017 et aux années antérieures et fournit des informations détaillées sur la localisation des faits constatés, les caractéristiques des victimes déclarées et celles des auteurs présumés.

Depuis sa création en 2014, le SSMSI procède à de nombreux investissements méthodologiques sur ces sources administratives en les documentant systématiquement. Il s’agit à la fois d’harmoniser les informations statistiques et d’en améliorer la qualité dans le temps (par exemple pour les homicides) et sur l’ensemble du territoire national (en lieu de commission des faits), mais également d’élargir le panorama de la délinquance enregistrée en intégrant notamment le champ contraventionnel (au-delà des seuls crimes et délits et des séries suivies historiquement par le ministère de l’intérieur). Ces investissements restent progressifs.

Par ailleurs, ces données doivent être complétées avec les résultats de l’enquête de victimation « Cadre de vie et sécurité » (CVS) réalisée chaque année par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), en partenariat avec l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) et le SSMSI, auprès d’un échantillon de la population, car les victimes d’infractions ne déposent pas toujours plainte.

L’objet du présent bilan est donc de présenter, de manière précoce mais susceptible de révisions dans le temps et sur un périmètre appelé à s’élargir progressivement, les premiers résultats de l’année 2018 en matière de délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie.  Combien d’infractions ont été commises ? Comment interpréter au mieux les évolutions observées ? Dans quels espaces géographiques la délinquance enregistrée est-elle la plus présente ? Combien de victimes déclarées au cours de l’année ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Que sait-on des auteurs présumés ?

Ce travail a donc vocation à s’enrichir chaque année. Il vise à poser des cadres, à proposer des premiers éléments d’interprétation et à suggérer des approfondissements qui requièrent des délais supplémentaires pour une interprétation la plus objectivée possible.

Il a été réalisé par l’équipe du SSMSI.

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