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Interstats Conjoncture N° 46 - Juillet 2019

4 juillet 2019

Analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de juin 2019

Malgré plusieurs hausses observées en juin, la plupart des indicateurs conjoncturels des crimes et délits enregistrés sur le deuxième trimestre de 2019 ont baissé par rapport au trimestre précédent. La baisse est nette pour les vols dans les véhicules (-8 %), les vols violents sans arme (-6 %), les destructions et dégradations volontaires (y compris contraventions) et les vols de véhicules (-5 %). Les vols sans violence contre des personnes diminuent de 4 % et les vols d'accessoires sur véhicules de 3 %. La baisse est légère pour les cambriolages de logements (-2 %). Le nombre de violences sexuelles enregistrées est stable au deuxième trimestre. Les vols avec armes, les coups et blessures volontaires et les escroqueries ont très légèrement augmenté (+1 %). Enfin, les homicides du trimestre augmentent nettement.

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Les crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie ne recensent pas la totalité des infractions commises, notamment parce que toutes les victimes ne se font pas connaître. Les indicateurs contenus dans cette publication donnent une information sur l’évolution de la partie enregistrée de la délinquance subie.

75 faits d’homicides (y compris coups et blessures suivis de mort) ont été enregistrés en juin 2019 après 72 en mai et 84 en avril. Le total du trimestre (231 victimes) est nettement supérieur à celui du trimestre précédent (205), qui se situait à un niveau bas.

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Les vols avec armes, enregistrés par la police et la gendarmerie, ont augmenté en juin 2019, après une très légère croissance au mois précédent. Le total du deuxième trimestre 2019 est très légèrement supérieur (+1 %) à celui du trimestre précédent.

Après une baisse observée entre mai 2017 et mai 2018, suivie d'un rebond en juin 2018, les vols avec armes enregistrent de faibles fluctuations.

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Les vols violents sans arme augmentent nettement en juin, après trois mois consécutifs de baisse. Le cumul sur le trimestre baisse de 6 %.

Le nombre de vols violents sans arme était inscrit sur une tendance à la hausse entre novembre 2018 et février 2019, avec quelques fluctuations, puis il s’est nettement replié jusqu’en mai. Malgré le net retournement à la hausse en juin 2019, le niveau du trimestre reste inférieur de 5 % à la moyenne de 2018.

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Le nombre de vols sans violence contre des personnes enregistrés est en hausse nette en juin 2019, après une baisse aux deux mois précédents. Le total du trimestre baisse de 4 %.

Les vols sans violence contre des personnes avaient augmenté entre novembre 2018 et février 2019. Cette hausse a été plus que compensée par les nettes baisses des mois d’avril et mai 2019. L’indicateur enregistre toutefois un rebond en juin et son niveau du deuxième trimestre 2019 est proche de la moyenne de 2018 (+1 %).

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Les coups et blessures volontaires sur les personnes de 15 ans ou plus, enregistrés par les forces de sécurité, sont stables en juin, après une hausse très modérée au mois précédent. Le cumul trimestriel augmente très faiblement (+1 %).

Après avoir atteint un point haut en juillet 2018, le nombre de coups et blessures volontaires a enregistré des fluctuations avec une légère tendance à la baisse avant un rebond en mars 2019. Malgré le reflux d'avril 2019, le total du trimestre reste au-dessus de la moyenne de 2018 (+3 %).

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Les cambriolages de logement sont stables en juin 2019, après une baisse en mai. Le nombre de cambriolages du trimestre diminue légèrement (-2 %).

Avant la hausse marquée de décembre 2018, les cambriolages de logements se situaient sur une tendance baissière depuis fin 2017, avec une pause au premier semestre 2018. Début 2019, le nombre de cambriolages s’est stabilisé et diminue depuis le mois dernier. Le cumul du trimestre est proche de la moyenne de 2018 (+1 %).

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Les vols de véhicules (automobiles ou deux roues motorisés), enregistrés par les forces de sécurité, augmentent très légèrement en juin 2019, après une légère diminution au mois précédent. Le total du trimestre baisse nettement (-5 %).

Après s'être stabilisé en 2018 à un niveau plus bas que les années précédentes, le nombre d'enregistrements de vols de véhicules avait connu une hausse en décembre largement compensée en avril-mai 2019. Malgré le très léger rebond de juin, le niveau du trimestre est inférieur à la moyenne de 2018 (-2 %).

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Les vols dans les véhicules sont stables en juin 2019, après le repli d'avril-mai. Le cumul du trimestre baisse nettement (-8 %) par rapport au trimestre précédent.

Les vols dans les véhicules avaient fluctué durant l'année 2018 autour d'un niveau légèrement inférieur à celui de 2017. La forte hausse de décembre est compensée par les baisses enregistrées depuis avril et l’indicateur atteint un point bas en juin. Le cumul sur le deuxième trimestre 2019 est inférieur de 4 % à la moyenne de 2018.

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Les vols d’accessoires sur véhicules augmentent en juin 2019, après avoir atteint un point bas en mai. Le total du deuxième trimestre 2019 est inférieur à celui du trimestre précédent (-3 %).

Entre mars 2017 et février 2018, le nombre de vols d’accessoires sur véhicules avait baissé avec d'amples fluctuations, puis il s'est stabilisé. Il présente une tendance à la baisse depuis octobre et se situe sur le deuxième trimestre 2019 nettement au-dessous (-6 %) de la moyenne de 2018.

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Les violences sexuelles enregistrées ont été très légèrement plus nombreuses en juin 2019, après une diminution au cours des deux mois précédents. Le total du trimestre est stable par rapport au trimestre précédent.

Dans un contexte de libération de la parole et d'amélioration de l'accueil des victimes par les services de police et de gendarmerie, le nombre de violences sexuelles enregistrées avait augmenté depuis fin 2017. Cette hausse s'était interrompue en août 2018 et avait été suivie d’un léger repli jusqu’à la fin 2018. La tendance est de nouveau à la hausse depuis le début 2019, avec d'amples fluctuations, et le cumul sur le deuxième trimestre 2019 se situe nettement au-dessus (+28 %) de la moyenne de 2017 et de celle de 2018 (+8 %).

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Les escroqueries diminuent très légèrement en juin 2019, après une augmentation modérée au mois précédent. Le total du trimestre s'accroît très légèrement (+1 %).

Les escroqueries ont tendance à augmenter depuis la mi-2018, avec d'amples fluctuations. Le nombre d'escroqueries du trimestre se situe nettement au-dessus de la moyenne de 2018 (+11 %).

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Les destructions et dégradations volontaires (y compris contraventions) augmentent très légèrement en juin 2019, après des baisses consécutives depuis janvier. Le total du trimestre baisse de 5%.

Après une très forte hausse en décembre 2018, dans le contexte des mouvements sociaux, les dégradations ont reflué jusqu'en mai. Malgré la légère hausse de juin, le nombre de dégradations enregistrées sur le deuxième trimestre 2019 redescend en dessous de la moyenne de 2018 (-3 %).

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Méthodes de traitement des données

Les séries conjoncturelles présentées dans cette publication portent sur les crimes et délits (1) enregistrés par la police et la gendarmerie. Ceux-ci sont comptabilisés au mois d’enregistrement, avec quelques cas particuliers (pour plus de détails voir les Interstats Méthode n°2 et 3 ). Les requalifications des infractions, y compris suppressions, sont prises en compte jusqu’à la date à laquelle sont arrêtées les comptabilisations, c’est-à-dire, pour chaque mois, au début de mois suivant.
Deux éléments sont à prendre en compte dans l’interprétation du niveau et des évolutions de ces séries :
- le délai d’enregistrement, qui peut créer un décalage temporel entre le moment où les faits de délinquance se sont déroulés et le moment où ils sont comptabilisés dans ces séries;
- le taux de plainte, qui a un impact à la fois sur le niveau et, s’il n’est pas stable, sur l’évolution de la délinquance enregistrée. L’enquête Cadre de vie et sécurité (Insee-ONDRP-SSMSI) réalisée auprès de la population permet d’évaluer les taux de plainte. Ainsi par exemple selon cette enquête en moyenne sur la période 2011-2017 seule une victime sur huit de violences sexuelles hors ménage porte plainte, contre trois sur quatre pour les victimes de cambriolages.
Pour les résultats complets de l’enquête CVS voir : https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Rapport-d-enquete-cadre-de-vie-et-securite-2018

Par rapport aux séries statistiques issues des enregistrements par la police et la gendarmerie, les données brutes de certaines séries ont fait l’objet de corrections portant sur la période de 2012 à 2015. L’ensemble de ces traitements est présenté en détail sur le site web Interstats dans le document Interstats Méthode N° 9 .

Le comptage des homicides fait l'objet de retraitements à partir de l'année de référence 2015 (cf encadré de la fiche "Homicides"Insécurité et délinquance en 2018 : premier bilan statistique , janvier 2019, et Interstats Méthode N° 9 .

Des éléments descriptifs de la série des violences sexuelles, de celle des escroqueries et de celle des destructions et dégradations volontaires ont été fournis dans les parties méthodologiques respectivement des Interstats Conjoncture du mois d'avril 2019 ( N°43 ), du mois de mai 2019 ( N°44 ) et du mois de juin 2019 ( N°45 ). Elles feront l’objet d’un Interstats Méthode à paraître prochainement.

La méthode de correction des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO), mise en place lors de la première publication de ces séries en octobre 2015 et présentée sur le site web Interstats dans les documents Interstats Méthode N° 5 et 7 , est modifiée à partir de la note de juillet 2019, en prenant en compte les données connues jusqu’au mois de mai 2019, conformément à la pratique internationale recommandée d’une mise à jour annuelle des modèles. Les changements portent seulement sur quatre sous-séries de délits enregistrés par la gendarmerie : les vols violents sans arme, les vols sans violence contre des personnes, les cambriolages de logements et les vols de véhicules. L'incidence sur les graphiques concernés est marginale.

La périodicité mensuelle des indicateurs de la délinquance présente notamment l’intérêt de refléter l’incidence de certains évènements ponctuels, tels qu’un grand rassemblement populaire. Néanmoins, les séries mensuelles sont en partie soumises à des fluctuations qui peuvent s'inverser d'une période à l'autre, sans réelle signification. De plus, lorsque les séries sont très heurtées, le modèle de traitement statistique de désaisonnalisation peut présenter des problèmes de robustesse, avec des risques de révisions des données d’un mois sur l’autre. Aussi est-il recommandé d’attendre au moins deux observations mensuelles avant de juger d’un retournement d’évolution.

(1) La série des dégradations inclut également les contraventions.

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