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Interstats Conjoncture N° 47 - Août 2019

6 août 2019

Analyse conjoncturelle des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie à la fin du mois de juillet 2019

La majorité des indicateurs conjoncturels des crimes et délits enregistrés sur les trois derniers mois ont baissé par rapport aux trois mois précédents. La baisse est nette pour les vols dans les véhicules (-6 %) et les vols de véhicules (-5 %). Les cambriolages de logements, les destructions et dégradations volontaires (y compris contraventions) et les vols violents sans arme diminuent de 4 %. Les vols sans violence contre des personnes et les vols d'accessoires sur véhicules baissent également (-3 %). Le nombre de violences sexuelles enregistrées augmente très légèrement sur les trois derniers mois (+1 %). La hausse est légère pour les coups et blessures volontaires (+2 %). L'augmentation est plus prononcée pour les escroqueries (+3 %) et les vols avec armes (+5 %). Les homicides des trois derniers mois sont en nette augmentation.

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Les crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie ne recensent pas la totalité des infractions commises, notamment parce que toutes les victimes ne se font pas connaître. Les indicateurs contenus dans cette publication donnent une information sur l’évolution de la partie enregistrée de la délinquance subie.

101 faits d’homicides (y compris coups et blessures suivis de mort) ont été enregistrés en juillet 2019 après 75 en juin et 72 en mai. Le total des trois derniers mois (248 victimes) est nettement plus élevé que celui des trois mois précédents (214).

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Les vols avec armes, enregistrés par la police et la gendarmerie, sont stables en juillet 2019, après une légère augmentation au mois précédent. Le total des trois derniers mois est légèrement supérieur (+5 %) à celui des trois mois précédents.

Après une baisse observée entre mai 2017 et mai 2018, suivie d'un rebond en juin 2018, les vols avec armes enregistrent de faibles fluctuations.

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Les vols violents sans arme ont été très légèrement moins nombreux en juillet 2019, après une augmentation nette en juin. Le cumul sur les trois derniers mois baisse de 4 %.

Le nombre de vols violents sans arme était inscrit sur une tendance à la hausse entre novembre 2018 et février 2019, avec quelques fluctuations, puis il s’est nettement replié jusqu’en mai. Malgré le net retournement à la hausse en juin 2019, le niveau des trois derniers mois reste inférieur de 4 % à la moyenne de 2018.

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Le nombre de vols sans violence contre des personnes enregistrés a très légèrement augmenté en juillet 2019, après une hausse nette en juin. Le total des trois derniers mois diminue de 3 %.

Les vols sans violence contre des personnes avaient augmenté entre novembre 2018 et février 2019. Cette hausse a été plus que compensée par les nettes baisses des mois d’avril et mai 2019. Le niveau des trois derniers mois est très légèrement supérieur à la moyenne de 2018 (+1 %).

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Les coups et blessures volontaires sur les personnes de 15 ans ou plus, enregistrés par les forces de sécurité, sont en légère augmentation en juillet, après une très légère hausse au mois précédent. Le cumul sur les trois derniers mois augmente légèrement (+2 %).

Après avoir atteint un point haut en juillet 2018, le nombre de coups et blessures volontaires avait enregistré des fluctuations avec une légère tendance à la baisse, puis il a rebondi en mars 2019, et s'inscrit depuis sur une tendance à la hausse. Le total des trois derniers mois se situe  au-dessus de la moyenne de 2018 (+4 %).

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Les cambriolages de logement sont en légère diminution en juillet 2019, après une très légère baisse en juin. Le nombre de cambriolages des trois derniers mois baisse de 4 %.

Avant la hausse marquée de décembre 2018, les cambriolages de logements se situaient sur une tendance baissière depuis fin 2017, avec une pause au premier semestre 2018. Après une stabilisation sur les quatre premiers mois de 2019, le nombre de cambriolages diminue. Le cumul des trois derniers mois est très légèrement inférieur à la moyenne de 2018 (-1 %).

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Les vols de véhicules (automobiles ou deux roues motorisés), diminuent très légèrement en juillet 2019, après une augmentation très légère au mois précédent. Le total des trois derniers mois est en nette baisse (-5 %).

Après s'être stabilisé en 2018 à un niveau plus bas que les années précédentes, le nombre d'enregistrements de vols de véhicules avait connu une hausse en décembre largement compensée par une baisse en avril-mai 2019, suivie d'une stabilisation. Le niveau des trois derniers mois est inférieur à la moyenne de 2018 (-3 %).

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Les vols dans les véhicules sont en légère hausse en juillet 2019, après une stabilité en juin. Le cumul des trois derniers mois baisse nettement (-6 %) par rapport aux trois mois précédents.

Les vols dans les véhicules avaient fluctué durant l'année 2018 autour d'un niveau légèrement inférieur à celui de 2017. La forte hausse de décembre est compensée par les baisses enregistrées entre avril et juin 2019. Malgré le rebond de juillet, le cumul sur les trois derniers mois est inférieur de 4 % à la moyenne de 2018.

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Les vols d’accessoires sur véhicules diminuent très légèrement en juillet 2019, après une augmentation en juin. Le total des trois derniers mois est inférieur à celui des trois mois précédents (-3 %).

Entre mars 2017 et février 2018, le nombre de vols d’accessoires sur véhicules avait baissé avec d'amples fluctuations, puis il s'est stabilisé. La baisse entre octobre 2018 et mai 2019 a été interrompue par le rebond de juin. Cependant, il se situe sur les trois derniers mois nettement au-dessous (-7 %) de la moyenne de 2018.

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Les violences sexuelles enregistrées ont nettement augmenté en juillet 2019, après une légère hausse au mois précédent. Le total des trois derniers mois est très légèrement supérieur aux trois mois précédents (+1 %).

Dans un contexte de libération de la parole et d'amélioration de l'accueil des victimes par les services de police et de gendarmerie, le nombre de violences sexuelles enregistrées avait augmenté depuis fin 2017. Cette hausse s'était interrompue en août 2018 et avait été suivie d’un léger repli jusqu’à la fin 2018. La tendance est de nouveau à la hausse depuis le début 2019, avec d'amples fluctuations, et le cumul sur les trois derniers mois se situe nettement au-dessus (+31 %) de la moyenne de 2017 et de celle de 2018 (+10 %).

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Les escroqueries ont été légèrement plus fréquentes en juillet 2019, après une diminution très légère en juin. Le total des trois derniers mois est en hausse (+3 %).

Les escroqueries ont tendance à augmenter depuis la mi-2018, avec d'amples fluctuations. Le nombre d'escroqueries des trois derniers mois se situe nettement au-dessus de la moyenne de 2018 (+13 %).

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Les destructions et dégradations volontaires (y compris contraventions) baissent très légèrement en juillet 2019, après une augmentation très légère en juin. Le total des trois derniers mois diminue de 4 %.

Après une très forte hausse en décembre 2018, dans le contexte des mouvements sociaux, les dégradations ont reflué jusqu'en mai. Malgré le rebond de juin, le nombre de dégradations enregistrées sur les trois derniers mois reste en dessous de la moyenne de 2018 (-3 %).

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Méthodes de traitement des données

Les séries conjoncturelles présentées dans cette publication portent sur les crimes et délits (1) enregistrés par la police et la gendarmerie. Ceux-ci sont comptabilisés au mois d’enregistrement, avec quelques cas particuliers (pour plus de détails voir les Interstats Méthode n°2 et 3 ). Les requalifications des infractions, y compris suppressions, sont prises en compte jusqu’à la date à laquelle sont arrêtées les comptabilisations, c’est-à-dire, pour chaque mois, au début de mois suivant.
Deux éléments sont à prendre en compte dans l’interprétation du niveau et des évolutions de ces séries :
- le délai d’enregistrement, qui peut créer un décalage temporel entre le moment où les faits de délinquance se sont déroulés et le moment où ils sont comptabilisés dans ces séries;
- le taux de plainte, qui a un impact à la fois sur le niveau et, s’il n’est pas stable, sur l’évolution de la délinquance enregistrée. L’enquête Cadre de vie et sécurité (Insee-ONDRP-SSMSI) réalisée auprès de la population permet d’évaluer les taux de plainte. Ainsi par exemple selon cette enquête en moyenne sur la période 2011-2017 seule une victime sur huit de violences sexuelles hors ménage porte plainte, contre trois sur quatre pour les victimes de cambriolages.
Pour les résultats complets de l’enquête CVS voir : https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Rapport-d-enquete-cadre-de-vie-et-securite-2018

Par rapport aux séries statistiques issues des enregistrements par la police et la gendarmerie, les données brutes de certaines séries ont fait l’objet de corrections portant sur la période de 2012 à 2015. L’ensemble de ces traitements est présenté en détail sur le site web Interstats dans le document Interstats Méthode N° 9 .

Le comptage des homicides fait l'objet de retraitements à partir de l'année de référence 2015 (cf encadré de la fiche "Homicides"Insécurité et délinquance en 2018 : premier bilan statistique , janvier 2019, et Interstats Méthode N° 9 .

Des éléments descriptifs de la série des violences sexuelles ont été fournis dans la partie méthodologique de l'Interstats Conjoncture du mois d'avril 2019 ( N°43 ), ainsi que dans l' Interstats Méthode N°12 paru en juillet 2019. Des éléments descriptifs de la série des escroqueries et de celle des destructions et dégradations volontaires ont été fournis dans les parties méthodologiques respectivement des Interstats Conjoncture du mois de mai 2019 ( N°44 ) et du mois de juin 2019 ( N°45 ). Elles feront l’objet d’un Interstats Méthode à paraître prochainement.

La méthode de correction des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO), mise en place lors de la première publication de ces séries en octobre 2015 et présentée sur le site web Interstats dans les documents Interstats Méthode N° 5 et 7 , est modifiée depuis la note de juillet 2019, en prenant en compte les données connues jusqu’au mois de mai 2019, conformément à la pratique internationale recommandée d’une mise à jour annuelle des modèles. Les changements portent seulement sur quatre sous-séries de délits enregistrés par la gendarmerie : les vols violents sans arme, les vols sans violence contre des personnes, les cambriolages de logements et les vols de véhicules. L'incidence sur les séries concernées est marginale.

La périodicité mensuelle des indicateurs de la délinquance présente notamment l’intérêt de refléter l’incidence de certains évènements ponctuels, tels qu’un grand rassemblement populaire. Néanmoins, les séries mensuelles sont en partie soumises à des fluctuations qui peuvent s'inverser d'une période à l'autre, sans réelle signification. De plus, lorsque les séries sont très heurtées, le modèle de traitement statistique de désaisonnalisation peut présenter des problèmes de robustesse, avec des risques de révisions des données d’un mois sur l’autre. Aussi est-il recommandé d’attendre au moins deux observations mensuelles avant de juger d’un retournement d’évolution.

(1) La série des dégradations inclut également les contraventions.

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