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La lutte contre le terrorisme et les extrémismes violents

La lutte contre le terrorisme et les extrémismes violents
5 juillet 2019

  

Le travail effectué dans le domaine du terrorisme durant plusieurs décennies a mis en évidence l’importance du rôle du renseignement pour prévenir les actions violentes et la nécessité d’une bonne articulation entre le renseignement et le judiciaire, notamment au stade de la prévention.

Le travail de renseignement repose sur la collecte d’indices ou d’éléments matériels parfois diffus mais qui, rassemblés, peuvent mettre au jour la préparation d’une action terroriste.

En janvier 2016, le chef de l’État a attribué à la DGSI la maîtrise d’œuvre de la manœuvre globale de lutte contre le terrorisme. Celle-ci a ainsi été désignée comme chef de file de la lutte antiterroriste, au titre de sa mission de protection de nos ressortissants et intérêts sur le territoire national.

Ce leadership – qui confère à la DGSI un rôle pivot et une responsabilité particulière dans l’organisation et le pilotage du dispositif national de lutte antiterroriste – est assuré en collaboration étroite avec les autres services de la communauté du renseignement, dont les membres lui apportent le support analytique et opérationnel des autres départements ministériels.

La lutte contre le terrorisme international

La DGSI s’implique dans la lutte contre le terrorisme, en combinant ses capacités de service de renseignement et de police judiciaire. Cette dualité de qualification lui permet d’avoir une approche globale des activités terroristes, tant celles soutenues, directement ou indirectement, par certains États étrangers, que celles émanant d’organisations terroristes étrangères.

Dans un contexte sécuritaire international tendu, caractérisé par la présence de réseaux terroristes organisés et la montée en puissance des vecteurs de communication tels qu’Internet et les réseaux sociaux, qui offrent la possibilité à des individus isolés de se radicaliser et de se mobiliser, la DGSI a notamment pour mission d’assurer :

  • l’analyse des phénomènes de radicalisation violente ;
  • une veille sur l'évolution de la situation dans des zones considérées comme sensibles (pays de l'arc de crise arabo-musulman, de l'Afrique à l'Asie) en raison des incidences que cela peut avoir en France ;
  • l’évaluation permanente des risques liés à la montée de l’intégrisme islamique et du retour sur le territoire de groupes de moudjahidin ou d'individus, anciens combattants des guerres où le djihad a été décrété ;
  • l’identification de réseaux ou d'individus actifs sur le territoire national et leur neutralisation dans le cadre de procédures judiciaires.

La lutte contre les extrémismes violents

La DGSI est chargée du suivi des irrédentismes violents, cette activité intéressant principalement les thématiques corse et basque. Sont également suivis tous individus et groupes d’inspiration radicale susceptibles de recourir à la violence.