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La IIème République

1 juillet 2015

De 1848 à 1851


Alexandre Auguste Ledru-Rollin (1807-1874)
24 février 1848 - Avocat, il se fit connaître par ses prises de positions contre la monarchie de Juillet en prenant la défense des journalistes condamnés après les insurrections républicaines. Élu député (1841), il siégea à l'extrême gauche avec les radicaux, fonda le journal La Réforme, auquel collabora Louis Blanc et lors de la campagne des banquets (1847-1848), se fit partisan d'une république démocratique et sociale. Entrant au gouvernement après la révolution de Février 1848, il y fut accueilli par : "Enfin voici l'ordre! ", en devenant ministre de l'Intérieur.

Adrien Barnabé Athanase Recurt (1798-1872)
11 mai 1848 - Ancien médecin, "monté" à Paris, il s'opposa tant à la Restauration qu'à la monarchie de Juillet. Une fois au pouvoir, devenu ministre de l'Intérieur, il étendit à toute la famille royale l'interdiction de demeurer sur le territoire français.

Antoine Marie Jules Sénard (1800-1885)
28 juin 1848 - Organisateur de l'un des banquets réformistes, qui marquèrent les débuts de la révolution de 1848, il siégea à l'Assemblée constituante qu'il présida (1848). L'appui qu'il prêta au général Cavaignac pendant l'insurrection, lui valut son poste de ministre de l'Intérieur.

Jules Dufaure (1798-1881)
13 octobre 1848 - Député libéral (1834) puis ministre des Travaux publics dans le cabinet Soult (1839-1840), il fut membre de l'Assemblée constituante après la révolution de Février 1848 et nommé ministre de l'Intérieur par Cavaignac.

Léon de Maleville (1803-1879)
20 décembre 1848 - Sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur (mars-octobre 1840) dans le second ministère Thiers, il joua un rôle important dans le parti de l'ordre, toujours aux côtés de Thiers, pendant la IIe République et fut appelé à l'Intérieur dans le ministère Odilon Barrot.

Léon Faucher (1803-1854)
29 décembre 1848 - Député à la fin de la monarchie de juillet (1847), il adopta des positions relativement libérales et contribua à la chute de Guizot. Après la révolution de 1848, il fut nommé au ministère des Travaux publics avant d'être promu à l'Intérieur.

Dufaure II
2 juin - 31 octobre 1849, 2è gouvernement O. Barrot.

Ferdinand Victorin Barrot (1806-1883)
31 octobre 1849 - Frère d'Odilon Barrot, il est très lié au Prince-Président depuis le coup d'État manqué de Boulogne (1840) car il a été un de ses avocats. Quand Louis Napoléon Bonaparte décida de rétablir l'unité de l'exécutif et dut faire appel à des techniciens plus que des politiciens, il confia l'Intérieur à Ferdinand Barrot.

Pierre Jules Baroche (1802-1870)
15 mars 1850 - Avocat, il défendit à plusieurs reprises des conspirateurs républicains sous la monarchie de Juillet et prit position contre la politique de Guizot. Après la révolution de Février 1848, il fut élu à l'Assemblée constituante (avril 1848) et ne cessa dès lors de voter avec les conservateurs. Il devint ministre de l'Intérieur au lendemain des élection partielles de mars 1850 qui avaient épouvanté le parti de l'ordre.

Claude Marius Vaïsse (1799-1864)
24 janvier 1851 - Après avoir participé au mouvement libéral et révolutionnaire, il fit une carrière administrative sous la monarchie de Juillet : sous-préfet en 1839, rallié au bonapartisme dès 1848, il gagna la confiance de Louis Napoléon Bonaparte qui lui confia l'Intérieur dans le cabinet du 24 janvier dit "cabinet d'affaires".

Faucher II
10 avril - 26 octobre 1851,
chef du gouvernement de facto et ministre de l’Intérieur.

René de Thorigny (1798-1869)
26 octobre 1851 - Avocat général destitué en 1848, il prêta son concours à divers journaux conservateurs. Rallié au parti de l'Élysée et bonapartiste docile, il hérita de l'Intérieur à la suite de la démission de Faucher, furieux de voir le Prince-Président réclamer l'abrogation de la loi électorale favorable au conservateurs.

Charlles, duc de Morny (1811-1865)
2 décembre 1851 - Fils naturel du général de Flahaut et de la reine Hortense et don frère utérin du futur Napoléon III, il servit quelque temps comme officier en Algérie. Revenu en France (1838), il devint propriétaire d'une industrie sucrière prés de Clermont Ferrand, fut élu député (1842). Élu à l'Assemblé législative (mai 1849), il prit une part active à la préparation et réalisation du coup d'État du 2 décembre 1851, comme ministre de l'Intérieur.