Intervenants sociaux en commissariats et gendarmeries : la reconnaissance d'un vrai métier au service des victimes de violences conjugales

Publié le 07/10/2021
Journée nationale des Intervenants sociaux en commissariats et gendarmeries

Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, a ouvert la journée nationale de l'Association Nationale d'Intervention Sociale en Commissariat et Gendarmerie.

Les ISCG ont pour mission d'accompagner, d'évaluer la nature des besoins sociaux qui se révèlent à l'occasion de l'activité policière, de réaliser l'intervention de proximité, dans l'urgence si nécessaire, et de faciliter l'accès des personnes aux services sociaux et de droit commun concernés.

Lors du Grenelle des violences conjugales initié par Marlène Schiappa en 2019, 80 postes d'ISCG supplémentaires avaient été annoncés. Grâce à l'engagement du SG-CIPDR, de la police et de la gendarmerie nationales et des collectivités territoriales, l'objectif a été largement dépassé. Ils étaient 270 lors de la dernière journée de l'ANISCG en 2019 ; deux ans après, ils sont 400, soit 1,5 fois plus nombreux. Ce résultat est le fruit d'une volonté forte de Marlène Schiappa de couvrir le territoire en ISCG et de renforcer ce dispositif de prise en charge des victimes.

Les inspectrices générales de l'administration ont présenté les conclusions du rapport IGA issu de la mission que Marlène Schiappa leur avait confiée le 25 novembre dernier. La ministre a annoncé la mise en place d'un comité de pilotage, sous l'égide du SG-CIPDR, chargé de travailler au renforcement du statut des ISCG et de mettre en œuvre les recommandations du rapport IGA. La circulaire de 2006 qui régit le fonctionnement du dispositif sera également revue d'ici la fin de l'année pour prendre en compte les récentes évolutions, et les moyens de l'ANISCG seront renforcés.

Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a notamment déclaré :
« Le ministère de l'Intérieur est le premier contributeur à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, tant en moyens humains que financiers. Pour accueillir les victimes de violences conjugales dans les meilleures conditions, j'ai voulu que chaque département recrute au moins deux intervenants sociaux. Ce travail d'accompagnement des victimes en commissariats et gendarmeries est primordial, c'est pour cela que nous renforçons leur place dans le dispositif d'accueil des victimes de violences conjugales. »

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