Le ministre de l'Intérieur tire les enseignements du drame de Saint Just et densifie les pelotons de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie nationale

Publié le 22/11/2021
PSIG de la Gendarmerie nationale

Suite au drame de Saint Just où trois militaires de la gendarmerie ont perdu la vie dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, une réflexion a été menée par la cellule nationale de retour d'expérience de la gendarmerie nationale.

À la suite de ces travaux, le ministre de l'intérieur, sur proposition du directeur général de la gendarmerie nationale, a décidé de développer la professionnalisation des pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG). Ces unités sont en effet aujourd'hui constituées pour moitié de jeunes gendarmes adjoints volontaires (GAV), dont la formation est moins poussée que celle des sous-officiers de gendarmerie et qui restent moins longtemps dans leur poste. Dans ce cadre, 3 000 postes de GAV servant dans les 395 PSIG de métropole et d'outre-mer seront transformés en autant de postes de sous-officiers.

Cette mesure débutera dès 2022 avec la transformation de 1 000 postes appartenant à 145 PSIG. Elle concerne tant les PSIG péri-urbains, que des PSIG plus isolés mais pas moins exposés (voir carte jointe) et se poursuivra en 2023 et 2024. L'ensemble des PSIG seront donc concernés d'ici 2024.
Cette opération, qui s'accompagne également d'évolutions fortes en termes de matériel et de formation, permettra ainsi de renforcer ces unités qui œuvrent au quotidien sur le terrain pour la sécurité de la population et doivent être à chaque instant prêtes à conduire des opérations de forte intensité.

 

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