Simulation de gestion d'un incident de cybercriminalité pour les ministres chargés des Affaires intérieures - 2 février 2022, Tourcoing

Publié le 31/01/2022
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Organisée la veille de la réunion informelle des ministres chargés de la Justice et des Affaires intérieures, cette séquence permettra aux ministres de l'Intérieur d’aborder sur le plan opérationnel les enjeux de cybercriminalité. Elle sera organisée de manière collaborative.

La cybercriminalité fait l’objet d’une attention croissante ces dernières années. Plusieurs attaques au rançongiciel ont récemment montré la vulnérabilité des acteurs privés et, parfois, publics à cette forme de criminalité caractéristique du XXIe siècle, qui se joue des frontières et pose un défi particulier aux forces de sécurité intérieure par son degré de sophistication.

Au niveau européen et dans les États membres, la réponse s’organise. Des services spécialisés sont à l’œuvre pour prévenir les attaques et en démasquer les auteurs. Europol apporte un soutien précieux, au travers de son centre de lutte contre la cybercriminalité .

Au-delà de sa complexité technique, le sujet appelle des réponses et une mobilisation au niveau politique. Les équilibres restent en effet à définir sur de nombreuses questions structurantes pour adapter les instruments dont nous disposons pour combattre ces nouvelles formes de criminalité (accès à la preuve électronique, régulation des entreprises du numérique, conservation des données de connexion).

La présidence française propose donc aux ministres de l’intérieur une simulation interactive abordant les différentes facettes du sujet. Celle-ci les mettra successivement dans le rôle d’un chef d’entreprise victime d’une cyberattaque et devant y réagir, puis d’un cyberenquêteur en quête d’indices pour en identifier les auteurs.

Un retour d’expérience se tiendra le lendemain. Cette séquence lancera des travaux techniques au niveau des experts durant le reste du semestre. Ces derniers porteront sur le besoin d’anticipation de telles attaques, d’adaptation des politiques de recrutement et de formation, d’exigence de coopération entre États membres et avec le secteur privé, et de régulation.

La présidence française entend ainsi contribuer à faire de l’espace numérique un espace sûr, où les valeurs européennes de liberté, de paix et de sécurité prévalent.

 

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