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La Restauration

1 juillet 2015

De 1814 à 1830


Jacques Claude Beugnot (1761-1835)
3 avril 1814 - Député inscrit au club des Feuillants sous la législative, emprisonné sous la Terreur, il fut préfet de Rouen sous le Consulat, ministre des finances du royaume de Wesphalie (1807) et gouverneur du grand-duché de Berg (1808) sous l'Empire. Rallié aux Bourbons. Talleyrand le désigna pour prendre en charge l'Intérieur le 3 avril 1814.

François Xavier Marc Antoine, abbé de Montesquiou (1756-1832)
13 mai 1814 - Ancien abbé de Beaulieu député du clergé aux États généraux (1789), il fut à l'Assemblée nationale constituante un des "aristocrates" partisans de l'Ancien Régime et s'opposa à l'abolition des privilèges et à la constitution civile du clergé. Il émigra en 1792 et revenu en 1795 fit parti du comité royaliste. Exilé à Menton sous l'Empire ; il fut appelé par Louis XVIII au ministère-clé de l'Intérieur le 13 mai 1814.

Les Cent jours 

Lazare Carnot (1753-1823)
20 mars 1815 - Ancien conventionnel, membre du comité de salut public, "organisateur de la victoire", ancien Directeur chassé au 18 Fructidor an V (4 septembre 1797) Lazare Carnot revint à Paris après le coup d'État du 18 Brumaire où, Bonaparte, premier consul, le nomme ministre de la Guerre. Démissionnaire dès 1800, il fit alors partie du tribunat. Hostile au Consulat à vie et à l'Empire, il se retira de la vie publique et se consacra à ses recherches scientifiques jusqu'en 1814. Il participa à la défense d'Anvers en qualité de gouverneur puis fut nommé ministre de l'Intérieur pendant les Cent jours

Claude Marie Carnot, dit Carnot - Feulint (1755-1836)
22 juin - 7 juillet 1815,
Président de la Commission de gouvernement : Joseph Fouché, duc d’Otrante.

Etienne Denis, baron Pasquier (1767-1862)
9 juillet 1815 - Conseiller au Parlement emprisonné sous la Terreur, il fut conseiller d'État et préfet de police sous l'Empire et fait baron par Napoléon 1er. Rallié aux Bourbons, il était l'homme d'expérience dont avait besoin Talleyrand pour occuper la Justice et l'Intérieur. Ce dernier poste, à titre provisoire, parce que Talleyrand voulait le confier à Pozzo di Borgo.

Vincent Marie Viennot, comte de Vaublanc (1756-1845)
26 septembre 1815 - Après une carrière militaire, il entra à l'Assemblée législative où il affirma des positions royalistes. Entré au Conseil des Cinq cents (1796), exilé après le coup d'État du 18 Fructidor an V (4 septembre 1797), il devint membre du corps législatif après le 18 Brumaire puis préfet. Rallié à Louis XVIII, il dut à l'appui décisif du comte d'Artois d'être désigné par Richelieu ministre de l'Intérieur.

Joseph Henri Joachim, vicomte Lainé (1767-1835)
7 mai 1816 - Membre du corps législatif en 1808, il fit preuve d'une grande indépendance politique et ayant pris position en faveur de la paix et de la liberté en 1813, fut accusé par Napoléon 1er d'être au service de l'Angleterre. président de la Chambre introuvable (1815-1816), il tenta de prendre position contre les mesures réactionnaires des ultras et contribua à faire accepter la dissolution de la Chambre en septembre 1816. Son royalisme militant joint à son légendaire amour de la liberté l'imposèrent à Richelieu pour l'Intérieur

Elie, duc Decazes (1780-1860)
29 décembre 1818 - Avocat à Libourne, juge au tribunal de la Seine (1806) puis conseiller du roi de Hollande Louis Bonaparte (1807) il se rallia au Bourbons (1814), fut nommé préfet puis ministre de la Police en remplacement de Fouché. De tendance constitutionnelle, il devint rapidement le conseiller de Louis XVIII qui lui confia le ministère de l'Intérieur, à la suite de ses succès électoraux et pour renforcer les partisans de la faction constitutionnelle, contre celle voulant se rapprocher des ultras.

Decazes II
19 novembre 1819 - 20 février 1820,
Président du Conseil et ministre de l’Intérieur..

Joseph Jérôme, comte Siméon (1749-1842)
21 février 1820 - Professeur de droit (1778), il participa au mouvement fédéraliste du Midi (1793) puis émigra. Rentré après Thermidor, il devint député au Conseil des Cinq cents (1795). Sa protestation contre le 18 Fructidor lui valut la condamnation à la déportation. Libéré le 18 Brumaire, il entra au Tribunat (1800), devint conseiller d'État (1804) puis ministre du roi Jérôme de Westphalie (1807). En 1814, il reconnut les Bourbons et fut préfet du Nord. Richelieu l'appela à l'Intérieur pour mieux contrôler le ministère.

Jacques Joseph Guillaume François Pierre, comte de Corbière (1766-1853)
14 décembre 1821 - Avocat, député au conseil des Cinq cents sous le directoire, Corbière est constamment réélu à la Chambre basse depuis 1815. Ultraroyaliste, fidèle soutien de son ami Villèle, il entra dans le premier ministère ultra royaliste de la restauration comme ministre sans portefeuille, mais où il fait fonction de ministre de l'instruction publique jusqu'à ce que lui soit confié le ministère de l'Intérieur.

Jean Baptiste Sylvère Gaye, vicomte de Martignac (1778-1832)
4 janvier 1828 - Avocat royaliste à Bordeaux, il se rallia aux Bourbons. Procureur général à Limoges, élu député en 1821, il remplaça Villèle après les élections de 1827 (favorables à l'opposition) et devint ministre de l'Intérieur de 1828 à 1829.

François régis, comte de la Bourdonnaye (1767-1839)
8 août 1829 - Émigré en 1791, il combattit quelque temps dans l'armée du prince de Condé, puis aux côtés des insurgés Vendéens. Lors de la restauration, il siégea comme député ultra à la chambre introuvable (1815-1816) et fut nommé ministre de l'Intérieur dans le cabinet Polignac (1829).

Guillaume Isidore Baron, comte de Montbel (1787-1861)
18 novembre 1829 - Maire de Toulouse, puis député ultra (1827) il prit position contre l'intervention en faveur des Grecs. Homme à tout faire du ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique (août-novembre 1829) avant celui de l'Intérieur.

Pierre Denis, comte de Peyronnet (1778-1854)
19 mai 1830 - Hostile à l'Empire, il se rallia aux Bourbons, siégea comme député ultra (1820) et fut nommé garde des sceaux dans le ministère Villèle (1831-1838). Il fut un des principaux instigateurs des lois les plus réactionnaires de la Restauration. À la faveur du remaniement du ministère Polignac, il se voit confier l'Intérieur.