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Le dimanche 27 septembre 2026, près de 94 000 grands électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler la moitié du Sénat. Souvent méconnu, le scrutin sénatorial répond à des règles uniques. Voici 5 informations que vous ignorez peut-être.
Un vote allant jusqu’à deux tours sur la même journée
L’élection du 27 septembre 2026 concerne le renouvellement de la série 2 du Sénat, soit 178 sièges sur 348. Cette série regroupe les départements et territoires suivants :
- 58 départements métropolitains : les départements numérotés de 01 à 36, de l'Ain à l'Indre, et de 67 à 90, du Bas-Rhin au Territoire de Belfort, hors Paris, la Seine-et-Marne et les Yvelines ;
- 5 territoires d'outre-mer : Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Guyane, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française.
Le saviez-vous ? Contrairement aux élections législatives ou présidentielle où une ou deux semaines séparent les deux tours, l'élection sénatoriale se déroule sur une seule et unique journée. Dans les circonscriptions au scrutin majoritaire, à savoir dans
Deux modes de scrutin différents pour une même élection
Selon le nombre de sièges à pourvoir dans chaque département, les sénateurs ne sont pas élus de la même manière.
- Le scrutin majoritaire à deux tours : appliqué dans les départements où l’élection concerne 1 ou 2 sénateurs. Chaque candidat se présente avec un remplaçant de sexe différent. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. En cas de second tour, le ou les sénateurs sont élus à la majorité relative.
- Le scrutin proportionnel de liste : appliqué dans les départements où l’élection concerne 3 sénateurs ou plus. Le vote a lieu lors d’un seul tour. Les sièges sont répartis entre les listes selon la règle de la plus forte moyenne, avec une obligation de parité homme/femme.
Plus de 95 % des électeurs sont des conseillers municipaux
Les sénateurs ne sont pas élus directement par l'ensemble des citoyens, mais au suffrage universel indirect par un collège dit “de grands électeurs”.
Ce collège électoral comprend les députés, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, mais il est très majoritairement composé de délégués des conseils municipaux. Plus de 95 % du collège électoral est issu des communes (maires, adjoints et conseillers municipaux).
Ce système garantit la mission constitutionnelle du Sénat, à savoir assurer la représentation des collectivités territoriales, de la plus petite commune rurale aux plus grandes métropoles.
La seule élection où le vote est obligatoire
Alors que le droit de vote est un acte civique libre pour les électeurs français lors des autres scrutins, l'élection sénatoriale fait exception. Le vote y est strictement obligatoire (sous peine d’amende) pour les membres du collège électoral.
Comme l’indique l'article L. 318 du Code électoral, tout grand électeur qui ne prend pas part au vote, sans motif légitime, s'expose à une amende de 100 euros.
En cas d'empêchement majeur et dûment motivé, le grand électeur titulaire doit se faire remplacer par son suppléant désigné.
Le scrutin où l'âge d'éligibilité est le plus élevé
Pour se porter candidat à l'Assemblée nationale, à la présidence de la République, à un conseil municipal ou au Sénat, les conditions sont les mêmes :
- être de nationalité française ;
- jouir de ses droits civiques.
La seule différence ? Dans les trois premiers cas, il faut être âgé d'au moins 18 ans. Pour le Sénat, les conditions ne sont pas les mêmes. Il faut être âgé d'au moins 24 ans révolus le jour du scrutin.