- Actualités du ministère
- Publié le
Le narcotrafic représente un danger majeur, à la fois individuel, collectif et sociétal. Il touche désormais tous les pans de la société française. Pour la première fois, une vaste campagne de communication réunit tous les ministères et services de l’État concernés via un mot d’ordre unique : dire non à la drogue et au narcotrafic parce qu’on paie tous le prix de la drogue.
Le narcotrafic est un danger collectif. Des grandes villes aux zones rurales, aucun territoire n’est épargné. D’ailleurs, 6 Français sur 10 estiment qu’il existe un trafic de drogue près de chez eux. Un tiers en est même certain.
Narcotrafic : des conséquences multiples
Les conséquences du narcotrafic sont nombreuses et multiples :
- violences,
- règlements de compte,
- victimes collatérales,
- overdoses,
- dommages sur la santé publique,
- dégradations et pression sur les commerces,
- économie souterraine fondée sur l’intimidation, le blanchiment, l’extorsion et la corruption.
Par ailleurs, le narcotrafic a un impact économique et social certain :
- 6,8 milliards d’euros de chiffres d’affaires en France (OFDT) ;
- 200 000 personnes impliquées dans le marché du narcotrafic (Commission d’enquête du Sénat) ;
Depuis 2016, le nombre de mis en cause pour trafic et usage de stupéfiants augmente de façon continue :
- 342 700 personnes mises en cause au total
- 52 300 pour trafic de stupéfiants ;
- 290 400 pour usage de stupéfiants.
L’offre de drogue est désormais présente sur l’ensemble du territoire français, « sans zone blanche » (OFAST).
- 42 tonnes de cocaïne saisies au premier semestre 2025, contre 37,5 tonnes sur toute l’année 2024. En 2024, les saisies avaient déjà augmenté de +130 %.
- 367 assassinats et tentatives d’assassinats liés aux violences du narcotrafic en 2024 (ministère de l’Intérieur) ;
- 320 mules transportant de la drogue in corpore ont été hospitalisées en 2021. En moyenne, ils ont 27 ans (OFDT).
Narcotrafic : un danger pour tous
Le narcotrafic met non seulement en danger les consommateurs mais la société dans son ensemble.
- Les consommateurs
Derrière chaque consommation, il existe un risque réel pour la santé : dépendance, overdose, troubles psychiques ou physiques, parfois dès la première prise.
- Les jeunes et adolescents recrutés et exploités par les réseaux criminels comme guetteurs,
revendeurs ou intermédiaires ; qui basculent précocement dans des parcours de violence et de
délinquance. - La société en général
Tous ceux qui banalisent la consommation et participent à entretenir l’idée que cela ne serait pas grave, méconnaissent et minimisent totalement le rôle de réseaux criminels internationaux dans sa diffusion et l’influence qu’ils peuvent avoir sur certains pans de la société. Le coût humain, sanitaire, social, économique et sécuritaire est payé par l’ensemble de la société.
Lutter contre le narcotrafic : une priorité de l’État
« La lutte contre le narcotrafic est une guerre de mouvements. Les réseaux contre lesquels nous luttons évoluent et adaptent leur mode d’action en permanence. Nous devons nous aussi nous adapter pour les combattre. Ma conviction est qu’il faut une rupture. Et cette rupture ne peut prendre que deux formes, soit la dépénalisation, soit la mobilisation générale. Le Gouvernement refuse la première et vous propose la mobilisation générale. »
Pour lutter contre le narcotrafic, la réponse de l’État doit être à la hauteur du danger :
- prévenir pour protéger les individus ;
- réprimer les consommateurs pour responsabiliser ;
- agir pour démanteler les réseaux criminels ;
- protéger les services et les agents publics, trop souvent ciblés mais toujours mobilisés en première
ligne ; - choquer pour élargir la prise de conscience à tous les citoyens.
Car face à la drogue, c’est toute la société qui paie le prix.
Retrouvez plus d’informations sur la campagne nationale de communication « On paie tous le prix de la drogue »