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Ce jour, 193 actions de voie publique ont été dénombrées, rassemblant 575 000 personnes dont 65 000 à Paris. Le 31 octobre, 227 actions ont été dénombrées (320 000 personnes), 289 actions le 24 octobre (410 000 participants) et 430 le 17 octobre (550 000 participants).
La plupart des cortèges ont été déclarés et encadrés par les organisations syndicales représentatives. Les cortèges ayant déambulé sur la voie publique se sont tenus selon un itinéraire prévu et discuté avec les autorités locales, encadrés par les forces de sécurité intérieure déployées dans un dispositif de sécurité adapté, robuste et agile, se sont globalement bien déroulés.
Toutefois, dans de nombreuses villes (Rennes, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg…), des groupes à risque, composés à chaque fois de plusieurs centaines de militants radicaux et d’ultra gauche, se sont constitués et ont tenté de faire dégénérer les cortèges et / ou de pénétrer dans les périmètres interdits et notamment dans les centres villes qui étaient particulièrement protégés par les forces de sécurité intérieure. Ces groupes ont été systématiquement entravés dans leur volonté de passer à l’acte mais ont fait preuve d’une grande violence vis-à-vis des policiers et gendarmes engagés (jets de projectiles et de mortiers notamment).
Le cas particulier de Toulouse peut être signalé, les organisations syndicales ayant refusé d’emprunter dans un premier temps le cortège arrêté par le préfet et validé par le tribunal administratif. S’en sont suivis des incidents extrêmement violents. Par ailleurs, à Strasbourg, l’effigie d’un CRS porteuse des lettres « CRS SS », qui aurait été conçue par les élèves de la haute école d’art de la ville, a été mis à feu, conduisant le préfet à saisir la justice, à la demande du ministre qui condamne fermement cet acte ignoble qui ne restera pas sans suite.
Par ailleurs tôt ce matin et dans la matinée, les forces de sécurité intérieure sont intervenues à de nombreuses reprises devant des lycées bloqués où des violences aux personnes ou aux biens ont été commises. Plusieurs faits marquants peuvent être énumérés, de manière non exhaustive :
À Orléans, un personnel de l’Education nationale a été blessé à la tête par un tir de mortier, à Ingré un autre a été blessé de la même façon, tout comme à Arpajon où 5 professeurs et 2 surveillants ont été blessés. À Roubaix, deux agents présents à l’entrée ont été visés par des tirs tendus de projectiles. À La Courneuve, un individu s’est opposé à des individus bloquant l’entrée de l’établissement et a porté un coup de couteau à l’un d’eux. L’auteur présumé a été interpellé, la victime a été prise en charge par les secours, sans pronostic vital engagé.
À Toulouse, des individus pénétraient dans un établissement et usaient de mortiers engendrant l’incendie d’un local de vie scolaire de 100m2 entièrement brûlé, ils dégradaient plusieurs pièces en détruisant notamment des ordinateurs. Les sapeurs-pompiers intervenants ont fait l’objet de jets de projectiles. Un mineur a été interpellé. À Mennecy, des tirs de mortiers étaient effectués dans l’enceinte d’un lycée, et un engin explosif artisanal était découvert dans les sanitaires. À Caen, deux lycées ont subi d’importantes dégradations. À Lille, le portail d’accès d’un lycée a été incendié, conduisant à une évacuation en raison des risques de fuite de gaz.
Les forces de l’ordre ont également été la cible de violences lors de ces interventions : à La Rochelle, une bombe agricole explosait à proximité des policiers, à Rennes ils étaient la cible de jets de boules de pétanque, à Aix-en-Provence, à Dourdan, à La Ciotat, plusieurs policiers et militaires de la gendarmerie étaient visés et blessés par des mortiers ou des pierres.
Le bilan national à 18H fait état de 448 interpellations réalisées. 53 membres des forces de l’ordre ont été blessés. 86 interventions pour incendie ont été réalisées. Le bilan reste provisoire à ce stade et sera consolidé dans les prochaines heures.
Le ministre de l’Intérieur remercie les préfets et l’ensemble des services de police et de gendarmerie, pour leur travail en amont avec les organisations syndicales pour définir des trajets sécurisés, et pour leur engagement dans le cadre de la sécurisation des établissements scolaires comme pour la sécurisation des cortèges. Le ministre apporte son soutien aux membres des forces de sécurité blessés et reste attentif aux séquences de dispersion qui ne sont pas, à ce stade, toutes terminées. Il tient à rappeler que dans un contexte où une nouvelle fois les violences ont été nombreuses, les forces de sécurité y ont fait face avec courage et détermination et ont permis dans le même temps à la liberté de manifestation de s’exercer dans la sérénité et la sécurité, loin des messages polémiques qui les accusent d’entraver cette liberté.