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Lors de la conférence de presse du 6 novembre 2026, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a précisé les risques et le dispositif de sécurité mis en place sur tout le territoire en marge des mobilisations du samedi 7 novembre.
Des appels aux rassemblements non-déclarés et à la violence
Les dernières journées de mobilisation, organisées majoritairement dans le dialogue entre les préfectures et les organisations syndicales, se sont déroulées calmement partout où les itinéraires autorisés ont été respectés.
Le respect des mesures de sécurité a permis aux cortèges de progresser dans de bonnes conditions, et de garantir l’expression de la liberté de manifester.
Pour cette nouvelle journée de mobilisation du 7 novembre, les appels à rassemblement sont, au contraire, réalisés pour la plupart sans organisateurs structurels ni encadrement syndical.
Ces appels aux actions spontanés et non-déclarés représentent un risque pour la sécurité de tous, et sont souvent accompagnés d’appels à la violence, aux blocages et aux dégradations sur les réseaux sociaux.
Le ministère de l’Intérieur continue de se tenir aux côtés de ceux qui manifestent paisiblement dans le respect des règles pour les protéger, et ainsi garantir la liberté de manifester.
Une réponse ferme sera cependant adressée aux casseurs et pilleurs, qui seront interpellés.
Un important dispositif de sécurité reconduit
Face aux risques, les services de l’État restent pleinement mobilisés pour protéger les riverains et commerçants, en particulier dans les centres-villes déjà marqués par les précédents épisodes de violences urbaines.
Pour cela, des arrêtés préfectoraux d’interdiction de manifester dans les centres-villes ont été pris par les préfectures concernées. Pour les manifestations déclarées, des accords sont trouvés aves les organisateurs pour qu’elles aient lieu en dehors de ces zones.
L’important dispositif mis en place les 24 et 31 octobre, dont la mobilité et la réactivité ont été démontrées, est également reconduit en volume et en doctrine :
- 110 forces mobiles ;
- 70 000 policiers et gendarmes engagés, territoriaux compris ;
- Sur le plan matériel, le dispositif comprend 25 Centaures de la Gendarmerie nationale, auxquels s’additionnent blindés, lanceurs d’eau, hélicoptères et drones.
Des contrôles seront réalisés en amont des manifestations sur les flux routiers, les axes ferroviaires et les gares. Ces contrôles ont pour but de confisquer tout objet dangereux, ou qui pourrait être utilisé comme arme par destination.
Chaque policier ou gendarme pourra également apprécier si une pancarte comporte des mentions contraires à la loi (apologie, propos insultants, diffamation). Il peut alors la prélever si elle constitue une infraction.